<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"><channel rdf:about="https://www.unpi.org/index.php"><title>Taxes Foncières - UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers</title><description><![CDATA[UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers]]></description><link>https://www.unpi.org/index.php</link><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>https://www.unpi.org</dc:creator> <dc:rights>UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers</dc:rights><dc:date>2025-11-12</dc:date><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=164&amp;cc=1204" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=164&amp;cc=1034" /> </rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=164&amp;cc=1204" > <title>Taxe foncière : près de 40 % d’augmentation en dix ans</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=164&amp;cc=1204</link><dc:date>2025-11-12</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://unpi.org/images/0842918001763161832.png" style="width: 360px; height: 300px;" /></p><p style="text-align: justify;"><span style="color:#800000;"><strong>ENQU&Ecirc;TE</strong></span>&nbsp;-&nbsp;L&rsquo;Observatoire national des taxes fonci&egrave;re a publi&eacute; son 19<sup>e</sup>&nbsp;rapport le 15 octobre dernier. L&rsquo;ann&eacute;e 2025 s&rsquo;illustre par une hausse quasi nulle des taux de taxe fonci&egrave;re dans les 200 villes les plus peupl&eacute;es de France. Cette stabilit&eacute; exceptionnelle, li&eacute;e &agrave; l&rsquo;approche des &eacute;lections municipales de 2026, ne saurait cependant faire oublier qu&rsquo;en dix ans, entre 2014 et 2024, la taxe fonci&egrave;re a augment&eacute; de 37,3 %.&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Que cette hausse soit ou non li&eacute;e &agrave; la suppression de la taxe d&rsquo;habitation sur les r&eacute;sidences principales, les propri&eacute;taires &laquo;&nbsp;<em>voient leurs charges s&rsquo;envoler tandis que leurs revenus &mdash; locatifs, salariaux ou de retraite &mdash; progressent bien moins vite</em>&nbsp;&raquo;<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn1" name="_ftnref1" title="">[1]</a>. Si l&rsquo;UNPI r&eacute;clame &agrave; court terme plusieurs mesures, comme la possibilit&eacute; de mettre la taxe fonci&egrave;re &agrave; la charge des locataires de logements, elle plaide pour une refonte totale de cette &laquo;&nbsp;<em>fiscalit&eacute; manifestement injuste&nbsp;</em>&raquo;.</p><p style="text-align: justify;"><strong>Par Fr&eacute;d&eacute;ric Zumbiehl, juriste UNPI</strong></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><br /><img alt="" src="https://unpi.org/images/0721888001763161831.png" /></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><u><strong>Vad&eacute;m&eacute;cum de la taxe fonci&egrave;re</strong></u></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Des colonnes et des taux</strong></p><p style="text-align: justify;">Tout avis de taxe fonci&egrave;re comporte un tableau, dont chaque colonne correspond &agrave; un niveau de collectivit&eacute; ou &agrave; une taxe additionnelle &agrave; la taxe fonci&egrave;re.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les taux du bloc communal</strong></p><p style="text-align: justify;"><br />Dans l&rsquo;ordre, les trois premi&egrave;res colonnes indiquent le taux de la commune, celui au profit du syndicat de communes, et celui de l&rsquo;intercommunalit&eacute;. Sont affich&eacute;s les taux 2025 mais aussi, pour rappel et sauf cas particulier, les taux 2024. Si un taux communal est toujours pr&eacute;lev&eacute;, il arrive qu&rsquo;aucun taux ne figure dans la colonne &laquo;&nbsp;intercommunalit&eacute;&nbsp;&raquo;, tout simplement parce que cette derni&egrave;re n&rsquo;a pas (encore) d&eacute;cid&eacute; de lever un taux de taxe fonci&egrave;re. Concernant la colonne d&eacute;di&eacute;e au syndicat de communes, celle-ci est le plus souvent vide. Toutefois, dans environ 2350 communes, un taux de taxe fonci&egrave;re est pr&eacute;lev&eacute; au profit d&rsquo;un syndicat de communes.<br />Rappelons ici que, depuis 2021, le d&eacute;partement ne pr&eacute;l&egrave;ve plus de taxe fonci&egrave;re. Chaque commune s&rsquo;est vue transf&eacute;rer le taux d&eacute;partemental de 2020 pour compenser la perte des recettes de taxe d&rsquo;habitation sur les r&eacute;sidences principales. La colonne &laquo;&nbsp;d&eacute;partement&nbsp;&raquo; a donc disparu des avis d&rsquo;imposition.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les &laquo;&nbsp;taxes sp&eacute;ciales&nbsp;&raquo;</strong></p><p style="text-align: justify;">Dans la quatri&egrave;me colonne des avis de taxe fonci&egrave;re est renseign&eacute; le taux des &laquo;&nbsp;taxes sp&eacute;ciales&nbsp;&raquo;. Dans le cas le plus simple, apparait ici le taux de la taxe sp&eacute;ciale d&rsquo;&eacute;quipement (TSE) applicable dans la commune consid&eacute;r&eacute;e et pr&eacute;lev&eacute;e au b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un &eacute;tablissement public foncier dont la mission consiste &agrave;&nbsp;acqu&eacute;rir des terrains en vue de leur utilisation pour un projet public. Cependant, de plus en plus souvent, la colonne &laquo;&nbsp;taxes sp&eacute;ciales&nbsp;&raquo; affiche la somme des taux de plusieurs taxes. Par exemple, en Ile-de-France, le taux renseign&eacute; correspond &agrave; la somme d&rsquo;une TSE, d&rsquo;une TSE sp&eacute;ciale au profit de la Soci&eacute;t&eacute; du Grand-Paris et de la taxe additionnelle sp&eacute;ciale annuelle (TASA) lev&eacute;e depuis 2015 pour financer le d&eacute;veloppement des transports en commun dans la r&eacute;gion. De m&ecirc;me, depuis 2023, une nouvelle taxe sp&eacute;ciale d&rsquo;&eacute;quipement destin&eacute;e &agrave; financer l&rsquo;extension de la ligne &agrave; grande vitesse de Bordeaux vers Toulouse et Dax est pr&eacute;lev&eacute;e dans 2.340 communes du Sud-Ouest<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn2" name="_ftnref2" title="">[2]</a>. Bien souvent, cette TSE-TGV s&rsquo;ajoute &agrave; une TSE &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;. Dans toutes les communes o&ugrave; plusieurs &laquo;&nbsp;taxes sp&eacute;ciales&nbsp;&raquo; sont pr&eacute;lev&eacute;es, l&rsquo;avis d&rsquo;imposition ne pr&eacute;cise pas quel est le taux pr&eacute;cis de chacune des taxes. N&eacute;anmoins, il est indiqu&eacute; (en bas &agrave; gauche de l&rsquo;avis d&rsquo;imposition) quels sont, pour l&rsquo;avis consid&eacute;r&eacute;, les montants en euros revers&eacute;s par exemple au Grand-Paris ou pour le &laquo;&nbsp;Grand projet ferroviaire Sud-Ouest&nbsp;&raquo;.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>La&nbsp;&laquo;&nbsp;taxe ordures m&eacute;nag&egrave;res&nbsp;&raquo;</strong></p><p style="text-align: justify;">La cinqui&egrave;me colonne d&rsquo;un avis de taxe fonci&egrave;re est d&eacute;di&eacute;e &agrave; la taxe d&rsquo;enl&egrave;vement des ordures m&eacute;nag&egrave;res (TEOM). Lorsqu&rsquo;elle est applicable dans un territoire donn&eacute;, cette taxe est pr&eacute;lev&eacute;e avec la taxe fonci&egrave;re mais suit un r&eacute;gime distinct. Notamment, tout propri&eacute;taire bailleur peut la mettre &agrave; la charge de son locataire, y compris concernant les logements. C&rsquo;est la raison pour laquelle l&rsquo;UNPI publie des chiffres d&rsquo;augmentation TEOM comprise (int&eacute;ressant pour les propri&eacute;taires occupants) et hors TEOM (plus int&eacute;ressant pour les propri&eacute;taires bailleurs, ces derniers pouvant, &agrave; la diff&eacute;rence de la taxe fonci&egrave;re, r&eacute;cup&eacute;rer la TEOM aupr&egrave;s de leur locataire).&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>La taxe GEMAPI</strong></p><p style="text-align: justify;">La derni&egrave;re colonne des avis d&rsquo;imposition a fait son apparition en 2015. Elle concerne la taxe GEMAPI. En effet, depuis maintenant dix ans, les collectivit&eacute;s (le plus souvent des intercommunalit&eacute;s) exer&ccedil;ant une comp&eacute;tence en mati&egrave;re de gestion des milieux aquatiques et de pr&eacute;vention des inondations peuvent d&eacute;cider d&rsquo;instaurer une taxe pour financer sp&eacute;cialement leurs d&eacute;penses de pr&eacute;vention des inondations. H&eacute;las pour les propri&eacute;taires,&nbsp;une taxe GEMAPI est d&eacute;sormais pr&eacute;lev&eacute;e dans plus des trois quarts des communes&nbsp;(78,7 % des communes en 2024).&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0">	<tbody>		<tr>			<td style="width:605px;">			<p style="text-align: justify;"><strong>&Agrave; SAVOIR</strong></p>			<p style="text-align: justify;"><strong>Comment l&rsquo;UNPI collecte les donn&eacute;es&nbsp;?&nbsp;</strong></p>			<p style="text-align: justify;">Pour la p&eacute;riode 2014 &agrave; 2024, l&rsquo;Observatoire national des taxes fonci&egrave;res a d&eacute;cortiqu&eacute; les fichiers &laquo;&nbsp;Recensement des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;imposition&nbsp;&raquo; publi&eacute;s par le minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;conomie. &Agrave; l&rsquo;inverse, aucune publication officielle ne r&eacute;capitule les taux applicables en 2025. Seuls les taux vot&eacute;s par les communes et certaines intercommunalit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s par la Direction g&eacute;n&eacute;rale des Finances publiques, les taux des syndicats de communes et des taxes additionnelles restant inconnus. La presse s&rsquo;en est satisfaite pour diffuser d&egrave;s l&rsquo;&eacute;t&eacute; des chiffres d&rsquo;augmentation impr&eacute;cis. L&rsquo;UNPI, quant &agrave; elle, produit des chiffres 2025 exhaustifs gr&acirc;ce aux nombreux avis d&rsquo;imposition envoy&eacute;s par ses adh&eacute;rents. Ces avis permettent en m&ecirc;me temps d&rsquo;affiner les donn&eacute;es 2014/2024, les fichiers &laquo;&nbsp;REI&nbsp;&raquo; ne tenant pas compte de certaines situations, comme les fusions de communes.&nbsp;Un grand merci aux propri&eacute;taires ayant aliment&eacute; l&rsquo;Observatoire national des taxes fonci&egrave;res&nbsp;!</p>			</td>		</tr>	</tbody></table><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Des taux appliqu&eacute;s aux valeurs locatives</strong></p><p style="text-align: justify;">Si on reprend un avis d&rsquo;imposition, sous les taux et l&rsquo;adresse du logement consid&eacute;r&eacute;, est renseign&eacute;e la &laquo;&nbsp;base&nbsp;&raquo; du bien consid&eacute;r&eacute;. Il s&rsquo;agit de la valeur locative cadastrale de ce bien, cens&eacute;e repr&eacute;senter son loyer annuel potentiel, diminu&eacute; d&rsquo;un abattement de 50 % pour charges. C&rsquo;est sur cette base que s&rsquo;appliquent les taux des collectivit&eacute;s.&nbsp;<br />La valeur locative des logements est calcul&eacute;e par l&rsquo;administration fiscale&nbsp;(et non les collectivit&eacute;s territoriales)&nbsp;selon des r&egrave;gles extr&ecirc;mement complexes, opaques et contestables. &Agrave; tel point que, &agrave; l&rsquo;occasion de la loi de finances pour 2020, le l&eacute;gislateur a inscrit dans le marbre le projet d&rsquo;une revalorisation compl&egrave;te des valeurs locatives des logements, avec de nouvelles m&eacute;thodes de calcul &agrave; partir des loyers d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. La refonte des valeurs locatives devait initialement s&rsquo;appliquer d&egrave;s les taxes fonci&egrave;res de 2026. La loi de finances pour 2023 l&rsquo;a cependant repouss&eacute; de deux ans. Signe qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un chantier gigantesque et source d&rsquo;inqui&eacute;tude, nous apprenons &agrave; l&rsquo;instant que le projet de loi de finances 2026 d&eacute;pos&eacute; par le gouvernement Lecornu pr&eacute;voit un report jusqu&rsquo;en 2031.</p><p style="text-align: justify;">Les r&egrave;gles actuelles ont donc encore de belles ann&eacute;es devant elles.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Selon ces derni&egrave;res, la valeur locative d&rsquo;un bien est fix&eacute;e une fois pour toutes lors de sa construction ou apr&egrave;s des travaux significatifs (pour les immeubles anciens, les valeurs locatives ont &eacute;t&eacute; calcul&eacute;es dans les ann&eacute;es 1970). Une fois calcul&eacute;es, ces valeurs locatives sont fig&eacute;es au sens o&ugrave;, m&ecirc;me si l&rsquo;on parle de &laquo;&nbsp;valeur locative&nbsp;&raquo;, les valeurs ne sont pas revues &agrave; la hausse ou &agrave; la baisse en fonction de l&rsquo;&eacute;volution r&eacute;elle des loyers dans le secteur consid&eacute;r&eacute;. N&eacute;anmoins, les valeurs locatives des logements sont revaloris&eacute;es chaque ann&eacute;e selon un seul et m&ecirc;me coefficient, valable pour toute la France. Ainsi, en 2025, les valeurs locatives ont &eacute;t&eacute; major&eacute;es de 1,7 % par rapport &agrave; 2024. De m&ecirc;me, entre 2014 et 2024, les valeurs locatives ont augment&eacute; de 23,5 %. Nous aurons l&rsquo;occasion de revenir sur l&rsquo;impact important de ce syst&egrave;me de majoration.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Toujours est-il que sur la ligne &laquo;&nbsp;cotisation&nbsp;&raquo; des avis de taxe fonci&egrave;re sont affich&eacute;s, pour chaque colonne, le produit de la &laquo;&nbsp;base&nbsp;&raquo; par le taux 2025. Sauf cas particulier, un peu plus bas dans l&rsquo;avis, sont indiqu&eacute;es les cotisations demand&eacute;es en 2025 et le pourcentage d&rsquo;augmentation entre 2024 et 2025. Math&eacute;matiquement, puisque la base a &eacute;t&eacute; major&eacute;e de 1,7 % en 2025 et que le montant &agrave; payer r&eacute;sulte du produit de la base par le taux, cela signifie que, m&ecirc;me dans une commune o&ugrave; aucun taux n&rsquo;a &eacute;t&eacute; relev&eacute;, les propri&eacute;taires ont pay&eacute; 1,7 % de plus d&rsquo;imp&ocirc;t en 2025. C&rsquo;est ce pourcentage d&rsquo;augmentation que l&rsquo;on retrouve en bas de chaque colonne o&ugrave; le taux n&rsquo;a pas chang&eacute;, &agrave; quelques diff&eacute;rences pr&egrave;s li&eacute;es aux r&egrave;gles d&rsquo;arrondi. De m&ecirc;me,&nbsp;entre 2014 et 2024, puisque les valeurs locatives ont augment&eacute; de 23,5 %, les propri&eacute;taires ont pay&eacute;, m&ecirc;me &agrave; taux inchang&eacute;s, 23,5 % de plus d&rsquo;imp&ocirc;t&hellip;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><div><p style="text-align: justify;"><strong><u>&Agrave; NOTER</u></strong></p><p style="text-align: justify;">Contrairement aux valeurs locatives des logements, celles des locaux professionnels ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; refondues en 2017 &agrave; partir des loyers de march&eacute;<s>s</s>. Pour ces locaux, un &laquo;&nbsp;lissage&nbsp;&raquo; &agrave; la baisse ou &agrave; la hausse est appliqu&eacute; (qui est alors mentionn&eacute; sur les avis de taxe fonci&egrave;re). Les chiffres d&rsquo;augmentation publi&eacute;s par l&rsquo;UNPI ne valent donc plus pour les locaux &agrave; usage professionnel.</p></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les &laquo;&nbsp;frais de gestion&nbsp;&raquo;</strong></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Disons enfin un mot des&nbsp;<a name="_Hlk181026909">&laquo;&nbsp;frais de gestion&nbsp;&raquo; qui apparaissent en bas &agrave; droite des avis de taxe fonci&egrave;re. En effet, une fois les taux appliqu&eacute;s aux valeurs locatives, l&rsquo;&Eacute;tat applique 3 % &agrave; titre de &laquo;&nbsp;<em>frais de gestion de la fiscalit&eacute; directe locale</em>&nbsp;&raquo; aux cotisations pr&eacute;lev&eacute;es pour chaque b&eacute;n&eacute;ficiaire de l&rsquo;imp&ocirc;t. Par exception, le taux appliqu&eacute; &agrave; la cotisation au profit des syndicats de communes ou concernant la TEOM est de 8 %. L&rsquo;expression &laquo;&nbsp;<em>frais de gestion</em>&nbsp;&raquo; est malheureuse. Certes, un tiers de la somme ici collect&eacute;e correspond &agrave; des &laquo;&nbsp;<em>frais d&#39;assiette et de recouvrement</em>&nbsp;&raquo;. Cependant, les deux autres tiers sont pr&eacute;lev&eacute;s par l&rsquo;&Eacute;tat &laquo;&nbsp;<em>en contrepartie des frais de d&eacute;gr&egrave;vement et de non-valeurs qu&#39;il prend &agrave; sa charge</em>&nbsp;&raquo;</a>(article 1641 du Code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts). Il faut comprendre en effet que, en pr&eacute;sence par exemple du d&eacute;gr&egrave;vement pour les propri&eacute;taires &acirc;g&eacute;s de condition tr&egrave;s modeste, l&rsquo;&Eacute;tat r&egrave;gle aux collectivit&eacute;s concern&eacute;es la part non pay&eacute;e par les b&eacute;n&eacute;ficiaires du d&eacute;gr&egrave;vement. Les &laquo;&nbsp;frais de gestion&nbsp;&raquo; correspondent donc moins &agrave; des frais de collecte qu&rsquo;&agrave; une sorte de contribution g&eacute;n&eacute;rale destin&eacute;e &agrave; financer les d&eacute;gr&egrave;vements de taxe fonci&egrave;re.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>+ 37,3 % entre 2014 et 2024&nbsp;!</strong></p><p style="text-align: justify;">En moyenne, sur l&rsquo;ensemble du territoire, la taxe fonci&egrave;re a progress&eacute; de 37,3 % entre 2014 et 2024.</p><p style="text-align: justify;">Cette hausse est 1,9 fois sup&eacute;rieure &agrave; l&rsquo;inflation (cette derni&egrave;re est estim&eacute;e &agrave; 19,9 % entre octobre 2014 et octobre 2024)<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn3" name="_ftnref3" title="">[3]</a>&nbsp;et 4,3 fois sup&eacute;rieure &agrave; l&rsquo;&eacute;volution des loyers (estim&eacute;e &agrave; 8,7 % entre les 4<sup>e</sup>&nbsp;trimestres 2014 et 2024)<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn4" name="_ftnref4" title="">[4]</a>.</p><p style="text-align: justify;">Si on entre dans le d&eacute;tail, la taxe fonci&egrave;re a augment&eacute; quasiment deux fois plus entre 2019 et 2024 (+ 22,6 %) qu&rsquo;entre 2014 et 2019 (+ 11,9 %). Cette acc&eacute;l&eacute;ration n&rsquo;est pas due au fait que les collectivit&eacute;s ont plus massivement relev&eacute; leur taux pendant les cinq derni&egrave;res ann&eacute;es. Au contraire, la hausse des taux appliqu&eacute;s par les collectivit&eacute;s est l&eacute;g&egrave;rement plus forte entre 2014 et 2019 (+ 5,8 % en moyenne) qu&rsquo;entre 2019 et 2024 (+ 5,1 %). L&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration de la hausse s&rsquo;explique en revanche par l&rsquo;application d&rsquo;une revalorisation l&eacute;gale des valeurs locatives, assiettes de l&rsquo;imp&ocirc;t, presque trois fois plus forte entre 2019 et 2024 (+ 16,7 %) qu&rsquo;entre 2014 et 2019 (+ 5,8 %). En effet, les coefficients de majoration &eacute;tant index&eacute;s depuis 2018 sur l&rsquo;inflation et celle-ci ayant &eacute;t&eacute; notable au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es, les coefficients de majoration des ann&eacute;es 2022 &agrave; 2024 ont atteint des niveaux records. En trois ann&eacute;es, entre 2021 et 2024, les propri&eacute;taires ont subi une hausse d&rsquo;un peu plus de 15 % en raison de la seule revalorisation l&eacute;gale des valeurs locatives.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><div><p style="text-align: justify;"><strong>Qui est responsable de la majoration de 15,1 % des valeurs locatives entre 2022 et 2024&nbsp;?&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Face &agrave; la grogne des administr&eacute;s qui se plaignent de la hausse de taxe fonci&egrave;re, les &eacute;lus peinent &agrave; expliquer que, dans nombre de cas, l&rsquo;augmentation ne vient pas d&rsquo;une hausse des taux mais de la simple majoration des bases, sur laquelle ils n&rsquo;ont pas la main. C&rsquo;est techniquement vrai. L&rsquo;indexation des valeurs locatives sur l&rsquo;inflation est pr&eacute;vue par l&rsquo;article 1518 bis du Code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts, en tout cas depuis 2018 (auparavant, le Parlement fixait librement le coefficient de majoration dans chaque loi de finances). Cependant, dans leur globalit&eacute;,&nbsp;les collectivit&eacute;s locales ont sans doute une part de responsabilit&eacute; dans l&rsquo;indexation sur l&rsquo;inflation. En effet, si le Gouvernement s&rsquo;est oppos&eacute; &agrave; tous les amendements d&eacute;pos&eacute;s en vue de plafonner l&rsquo;indexation, c&rsquo;est en c&eacute;dant &agrave; la pression des repr&eacute;sentants des collectivit&eacute;s locales<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn5" name="_ftnref5" title="">[5]</a>. Comme indiquait Gabriel Attal, alors ministre charg&eacute; des Comptes publics,&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>les associations d&rsquo;&eacute;lus locaux nous ont implor&eacute;s de ne pas modifier la r&egrave;gle l&eacute;gale&nbsp;</em>&raquo;<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn6" name="_ftnref6" title="">[6]</a>. Sans compter que, dans tous les cas, les collectivit&eacute;s ont la possibilit&eacute; de diminuer leur taux pour paralyser tout ou partie de l&rsquo;augmentation des valeurs locatives (c&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;ailleurs un argument invoqu&eacute; par plusieurs ministres pour repousser le gel de l&rsquo;indexation sur l&rsquo;inflation).&nbsp;</p></div><p style="text-align: justify;">Si on se concentre sur le cas des 50 villes les plus peupl&eacute;es du pays, on constate que la taxe fonci&egrave;re y a g&eacute;n&eacute;ralement un peu plus augment&eacute; (hausse moyenne de 38,4 %) que dans le reste du territoire (rappelons que l&rsquo;augmentation moyenne nationale s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 37,3 %). Comme pour le territoire national, la taxe fonci&egrave;re y a beaucoup plus progress&eacute; entre 2019 et 2024 (+ 24,4 %) qu&rsquo;entre 2014 et 2019 (+ 11,3 %). Certes, cette fois, les taux applicables dans les grandes villes ont davantage augment&eacute; entre 2019 et 2024 (+ 6,6 %) qu&rsquo;entre 2014 et 2019 (+ 5,2 %). Toutefois, c&rsquo;est encore et avant tout la tr&egrave;s forte majoration l&eacute;gale des valeurs locatives entre 2019 et 2024 qui explique l&rsquo;explosion de la taxe fonci&egrave;re sur les cinq derni&egrave;res ann&eacute;es.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><br />Au chapitre des records, Paris affiche de tr&egrave;s loin la plus forte hausse en dix ans (+ 87,9 % hors TEOM, + 68,1 % TEOM comprise). Ceci s&rsquo;explique principalement par la hausse de plus de moiti&eacute; de son taux communal en 2023, hausse &agrave; laquelle s&rsquo;ajoute bien &eacute;videmment la revalorisation de 23,5 % des valeurs locatives sur la p&eacute;riode consid&eacute;r&eacute;e. Cette tr&egrave;s forte augmentation est d&rsquo;autant mal v&eacute;cue que, &agrave; Paris, les loyers sont plafonn&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral. Neuf autres villes sur cinquante affichent une hausse de plus de moiti&eacute; de leur taxe fonci&egrave;re entre 2014 et 2024. C&rsquo;est le cas en premier lieu de Strasbourg (+ 56,5 %, + 50,0 % TEOM comprise). En effet, les propri&eacute;taires y ont subi la hausse du taux communal en 2021 mais aussi celle du taux au profit de l&rsquo;Eurom&eacute;tropole de Strasbourg en 2022. Strasbourg est suivie de Limoges (+ 55,9 %, + 49,2 % TEOM comprise) et Annecy (+ 55,3 %, + 47,2 % TEOM comprise<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn7" name="_ftnref7" title="">[7]</a>). En bas de tableau, Caen est la seule grande ville o&ugrave; le taux communal de taxe fonci&egrave;re a diminu&eacute; sans hausse parall&egrave;le du taux intercommunal. Gr&acirc;ce &agrave; plusieurs baisses d&eacute;j&agrave; relev&eacute;es par l&rsquo;Observatoire national des taxes fonci&egrave;res, l&rsquo;imp&ocirc;t foncier y a augment&eacute; entre 2014 et 2024 de 20,6 % (+ 22,7 % TEOM comprise), soit dans une proportion moindre que la majoration de 23,5 % des valeurs locatives sur la p&eacute;riode. Les taux sont &eacute;galement rest&eacute;s stables au Havre. Une l&eacute;g&egrave;re baisse du taux de taxe sp&eacute;ciale d&rsquo;&eacute;quipement applicable sur son territoire explique m&ecirc;me que la hausse au Havre (+ 23,4 %, + 21,2 % TEOM comprise) soit tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;rement inf&eacute;rieure &agrave; la majoration des 23,5 % des valeurs locatives sur la p&eacute;riode.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>La taxe fonci&egrave;re repr&eacute;sente 2,4 loyers en moyenne</strong></p><p style="text-align: justify;">En 2024, en prenant en compte les taux communaux, intercommunaux, ceux au profit des syndicats de communes ainsi que les taxes annexes &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t foncier (&agrave; l&rsquo;exception de la TEOM, qu&rsquo;un propri&eacute;taire bailleur peut r&eacute;cup&eacute;rer aupr&egrave;s de son locataire d&rsquo;habitation), les taux cumul&eacute;s de taxe fonci&egrave;re s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent en moyenne &agrave; 40,67 % sur l&rsquo;ensemble du territoire.&nbsp;&Eacute;tant donn&eacute; que la base d&rsquo;imposition est cens&eacute;e repr&eacute;senter six mois de loyers, on peut dire que, th&eacute;oriquement, la taxe fonci&egrave;re co&ucirc;te 2,4 loyers mensuels.&nbsp;<br />La moyenne de 40,67 % cache &eacute;videmment des situations tr&egrave;s diverses. &Agrave; Sall&egrave;les-d&rsquo;Aude, dans l&rsquo;Aude, les taux cumul&eacute;s atteignent 106,89 % (123,99 % si on ajoute la TEOM). A l&rsquo;oppos&eacute;, on peut citer le cas de Montreuil-en-Auge, dans le Calvados, dont les taux cumul&eacute;s s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; 5,30 % (ou 16,85 % TEOM comprise). C&ocirc;t&eacute; grandes villes de France, toujours en 2024, les taux vont de 67,92 % &agrave; Grenoble (76,22 % TEOM comprise), 56,42 % &agrave; Angers (65,22 % TEOM comprise), 56,05 % &agrave; Amiens (65,48 % TEOM comprise), &agrave; 15,78 % &agrave; Boulogne-Billancourt (19,93 % TEOM comprise), 20,19 % &agrave; Asni&egrave;res-sur-Seine (25,96 % TEOM comprise) et 21,19 % &agrave; Paris (27,40 % TEOM comprise). Certes, ces derni&egrave;res villes sont caract&eacute;ris&eacute;es par des valeurs locatives tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;es. Pour une m&ecirc;me surface de b&acirc;ti, les propri&eacute;taires grenoblois ne paient pas quatre fois plus de taxe fonci&egrave;re que les propri&eacute;taires boulonnais. Toutefois, en &laquo; &eacute;quivalent loyer &raquo;, l&rsquo;&eacute;cart entre ces deux villes est significatif. Th&eacute;oriquement, apr&egrave;s avoir rappel&eacute; que les valeurs locatives sont cens&eacute;es repr&eacute;senter six mois de loyer potentiel de chaque bien, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;quivalent de plus de quatre mois de loyer qui est pr&eacute;lev&eacute; &agrave; Grenoble, tandis qu&rsquo;un peu moins d&rsquo;un loyer est ponctionn&eacute; &agrave; Boulogne-Billancourt.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://unpi.org/images/0194384001763161832.png" /><img alt="" src="https://unpi.org/images/0376025001763161832.png" /></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Une &laquo;&nbsp;pause&nbsp;&raquo; en 2025</strong></p><p style="text-align: justify;">Dans les 200 villes les plus peupl&eacute;es de France, entre 2024 et 2025, la taxe fonci&egrave;re a augment&eacute; en moyenne de 1,7 %. Cette hausse est largement inf&eacute;rieure &agrave; celles observ&eacute;es dans ces m&ecirc;mes villes entre 2023 et 2024 (augmentation moyenne de 4,9 %), entre 2022 et 2023 (hausse moyenne de 9,3 %), ou encore entre 2021 et 2022 (hausse de 4,7 %).&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://unpi.org/images/0281635001763162212.png" style="width: 442px; height: 300px;" /></p><p style="text-align: justify;">Cette forte diminution de la hausse de taxe fonci&egrave;re en 2025 s&rsquo;explique tout d&rsquo;abord par le retour du coefficient de revalorisation des valeurs locatives &agrave; un niveau habituel. Apr&egrave;s des coefficients records ces trois derni&egrave;res ann&eacute;es (les valeurs locatives ont &eacute;t&eacute; major&eacute;es de 3,4 % en 2022, 7,1 % en 2023 et 3,9 % en 2024), les valeurs locatives n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; major&eacute;es que de 1,7 % en 2025. Elle s&rsquo;explique cependant aussi par le fait que les b&eacute;n&eacute;ficiaires de la taxe fonci&egrave;re ont tr&egrave;s largement reconduit les taux de 2024. Alors que 35 communes avaient relev&eacute; leur taux communal en 2023 et 23 en 2024, elles ne sont plus que 3 &agrave; l&rsquo;avoir fait en 2025. 11 communes ont m&ecirc;me abaiss&eacute; leur taux. Motiv&eacute;es par le souhait de &laquo;&nbsp;<em>limiter la pression fiscale pesant d&eacute;j&agrave; lourdement sur les contribuables</em>&nbsp;&raquo;<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn8" name="_ftnref8" title="">[8]</a>&nbsp;, ces baisses et, plus largement, la mod&eacute;ration observ&eacute;e en 2025 peuvent s&rsquo;expliquer par l&rsquo;approche des &eacute;lections municipales de 2026.&nbsp;<br />En d&eacute;finitive, m&ecirc;me en tenant compte des taux intercommunaux et des taxes annexes, la hausse des taux est quasi nulle (augmentation de 0,04 %). L&rsquo;augmentation moyenne de 1,7 % des montants &agrave; payer ne correspond donc qu&rsquo;&agrave; la revalorisation de 1,7 % des valeurs locatives en 2025. Seules quelques villes sortent du lot. C&rsquo;est le cas tout d&rsquo;abord de La-Roche-sur-Yon, en Vend&eacute;e, o&ugrave; la taxe fonci&egrave;re a augment&eacute; en un an d&rsquo;environ 8,5 % en raison du passage d&rsquo;un taux communal de 42,69 % &agrave; 45,69 %. C&rsquo;est le cas ensuite de Cholet, dans le Maine-et-Loire, o&ugrave; la taxe fonci&egrave;re a augment&eacute; de 4,8 %, cette fois non pas &agrave; cause d&rsquo;une hausse de taux communal (ce dernier a plut&ocirc;t baiss&eacute;) mais de l&rsquo;instauration d&rsquo;un nouveau taux de taxe fonci&egrave;re au profit de Cholet Agglom&eacute;ration.&nbsp;&nbsp;Notons que, le taux de TEOM &eacute;tant reconduit en 2025 &agrave; Cholet, la hausse TEOM comprise est inf&eacute;rieure &agrave; la hausse hors TEOM (+ 4,2 %). Tout &agrave; l&rsquo;inverse, en bas de tableau, la taxe fonci&egrave;re a baiss&eacute; &agrave; Saint-Louis (R&eacute;union), la ville ayant diminu&eacute; son taux de quasiment 4 points, au Tampon, &agrave; la R&eacute;union (baisse de taxe fonci&egrave;re d&rsquo;environ 3,0 %, baisse de 1,7 % si l&rsquo;on inclut la TEOM), ou encore &agrave; Cannes (- 1,7 %, - 0,7 % TEOM comprise). 32 autres villes affichent des hausses inf&eacute;rieures &agrave; la majoration de 1,7 % des valeurs locatives, soit que le taux communal a l&eacute;g&egrave;rement diminu&eacute; (c&rsquo;est le cas par exemple de Carcassonne ou de Brive-la-Gaillarde), soit que les taux des taxes additionnelles ont baiss&eacute; (au Lamentin, en Martinique, le taux de la taxe GEMAPI et celui de la taxe sp&eacute;ciale d&rsquo;&eacute;quipement ont diminu&eacute;).</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Quelles influences sur la taxe fonci&egrave;re&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify;">L&rsquo;UNPI a innov&eacute; cette ann&eacute;e en partant &agrave; la recherche d&rsquo;influences diverses pouvant expliquer que la taxe fonci&egrave;re augmente davantage dans un territoire donn&eacute; qu&rsquo;ailleurs. C&rsquo;est un travail minutieux qu&rsquo;elle prolongera jusqu&rsquo;aux vingt ans de l&rsquo;Observatoire national des taxes fonci&egrave;res, l&rsquo;ann&eacute;e prochaine, et qui demande une certaine imagination. En effet, les param&egrave;tres pouvant influer sur la taxe fonci&egrave;re ne sont pas toujours l&agrave; o&ugrave; on les attend.</p><p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://unpi.org/images/0549728001763161832.png" /></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Des influences logiques&hellip;&nbsp;</strong><br />&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Parmi les influences logiques, une premi&egrave;re corr&eacute;lation, que nous avons &eacute;voqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;instant, peut &ecirc;tre &eacute;tablie entre l&rsquo;&eacute;volution des taux vot&eacute;s par les collectivit&eacute;s et le calendrier &eacute;lectoral. En effet, alors que le taux moyen de taxe fonci&egrave;re n&rsquo;a cess&eacute; de progresser depuis 2016, ce taux a exceptionnellement baiss&eacute; en 2019, ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dant les &eacute;lections municipales de 2020. La mod&eacute;ration exceptionnelle observ&eacute;e en 2025 dans les 200 villes les plus peupl&eacute;es du territoire semble confirmer que, &agrave; l&rsquo;approche des &eacute;lections, les &eacute;lus se gardent d&rsquo;augmenter les taux.&nbsp;<br />Une autre corr&eacute;lation logique peut &ecirc;tre &eacute;tablie entre la proportion de propri&eacute;taires occupants dans une commune et son niveau de taxe fonci&egrave;re. Ainsi, les taux de taxe fonci&egrave;re augmentent de fa&ccedil;on parfaitement lin&eacute;aire au fil et &agrave; mesure que la proportion de propri&eacute;taires diminue. Politiquement, il est de toute &eacute;vidence plus risqu&eacute;&nbsp;d&rsquo;augmenter la taxe fonci&egrave;re dans une commune o&ugrave; r&eacute;sident essentiellement des propri&eacute;taires que dans une commune o&ugrave; les locataires sont plus nombreux. En revanche, toujours dans le domaine de la politique, les premiers croisements op&eacute;r&eacute;s entre hausse des taux et couleur politique des mairies paraissent d&eacute;montrer que les hausses ne sont nullement l&rsquo;apanage d&rsquo;un courant politique en particulier. Autrement dit, ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;une mairie est &laquo;&nbsp;&agrave; droite&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;&agrave; gauche&nbsp;&raquo; que l&rsquo;on a plus ou moins de chance de subir une hausse de la taxe fonci&egrave;re.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>D&rsquo;autres moins intuitives&hellip;</strong><br />&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&Agrave; l&rsquo;inverse, on aboutit &agrave; des r&eacute;sultats assez &eacute;tonnants si l&rsquo;on compare les taux et les augmentations de taxe fonci&egrave;re en fonction du nombre d&rsquo;habitants. Sur ce point on observe que, &agrave; quelques exceptions pr&egrave;s, plus la population municipale est importante, plus les taux moyens de taxe fonci&egrave;re ont tendance &agrave; &ecirc;tre &eacute;lev&eacute;s. L&rsquo;augmentation est lin&eacute;aire pour les communes dont la population est inf&eacute;rieure &agrave; 20.000 habitants (ces communes concentrent 98,5 % de l&rsquo;ensemble des communes de France). Avec un taux moyen de taxe fonci&egrave;re de 39,40 % pour les communes dont la population est inf&eacute;rieure &agrave; 200 habitants, ce taux augmente de strates en strates jusqu&rsquo;&agrave; atteindre 46,04 % dans les communes comprenant entre 10.000 et 20.000 habitants. Pass&eacute;es les communes de plus de 20.000 habitants, les taux moyens de taxe fonci&egrave;re amorcent une l&eacute;g&egrave;re baisse avant d&rsquo;atteindre des sommets dans les communes de plus de 200.000 habitants, hors Paris (taux moyen de 46,88 %). Cette corr&eacute;lation entre importance de la population municipale et niveau de taxe fonci&egrave;re est pourtant contre-intuitive. Sans doute, les grandes villes proposent-elles davantage d&rsquo;&eacute;quipements et de services que les petites villes, ce qui induit un plus grand besoin de financement. Cependant, on pourrait penser qu&rsquo;avec l&rsquo;accroissement du nombre de contribuables les villes n&rsquo;ont pas besoin de taxer autant leurs administr&eacute;s. Une premi&egrave;re explication peut &ecirc;tre trouv&eacute;e dans le fait que les villes les plus peupl&eacute;es sont en m&ecirc;me temps celles o&ugrave; la proportion de locataires est la plus importante. De sorte que notre croisement en fonction de la population rejoint le croisement en fonction de la proportion de locataires que nous &eacute;voquions pr&eacute;c&eacute;demment. Mais une autre explication peut &ecirc;tre trouv&eacute;e dans le bouleversement majeur que constitue la suppression de la taxe d&rsquo;habitation sur les r&eacute;sidences principales. En raison de cette r&eacute;forme, l&rsquo;augmentation de la population n&rsquo;entra&icirc;ne plus n&eacute;cessairement une hausse du nombre de contribuables. En effet, &agrave; moins d&rsquo;&ecirc;tre propri&eacute;taires, les habitants d&rsquo;une commune ne payent plus d&rsquo;imp&ocirc;ts locaux.&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><br />La piste du report de la taxe d&rsquo;habitation sur les taxes fonci&egrave;res se pr&eacute;cise lorsque l&rsquo;on songe au fait que, si l&rsquo;on croise les donn&eacute;es relatives &agrave; l&rsquo;augmentation de taxe fonci&egrave;re entre 2019 et 2024 et celles relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;volution de la population municipale sur la m&ecirc;me p&eacute;riode, il appara&icirc;t nettement que, plus la population municipale augmente, plus la hausse de taxe fonci&egrave;re a tendance &agrave; &ecirc;tre importante. Ainsi, sur la p&eacute;riode 2019/2024, alors que la hausse moyenne de taxe fonci&egrave;re est de 21,2 % dans les communes o&ugrave; la population a diminu&eacute; de plus de 20 %, la hausse moyenne croit de fa&ccedil;on parfaitement lin&eacute;aire pour atteindre 24,2 % dans les communes o&ugrave; la population a augment&eacute; d&rsquo;au moins 20 %. Par comparaison, concernant la p&eacute;riode 2014/2019, la hausse de taxe fonci&egrave;re n&rsquo;est nullement corr&eacute;l&eacute;e &agrave; celle de la population municipale. Or, la p&eacute;riode 2019/2024 correspond peu ou prou &agrave; la mise en place de la r&eacute;forme visant &agrave; supprimer la taxe d&rsquo;habitation. &Agrave; compter de 2020 et jusqu&rsquo;en 2022 inclus, les collectivit&eacute;s n&rsquo;ont plus eu la possibilit&eacute; de relever leur taux de taxe d&rsquo;habitation. &Agrave; compter de 2021, elles ont cess&eacute; de percevoir le produit de la taxe d&rsquo;habitation et commenc&eacute; &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier, en remplacement, du syst&egrave;me de compensation pr&eacute;vu par le l&eacute;gislateur. Certes, les compensations vers&eacute;es par l&rsquo;&Eacute;tat augmentent chaque ann&eacute;e. Cependant, dans les communes ayant un fort essor d&eacute;mographique, les compensations augmentent moins vite qu&rsquo;auraient augment&eacute; leurs recettes de taxe d&rsquo;habitation (voir ci-apr&egrave;s). Le manque &agrave; gagner serait donc report&eacute; sur les propri&eacute;taires&hellip;</p><p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://unpi.org/images/0736606001763161832.png" style="width: 598px; height: 400px;" /></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Un report de la taxe d&rsquo;habitation sur la taxe fonci&egrave;re&nbsp;?&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Il est difficile de lier directement la hausse de taxe fonci&egrave;re de 22,6 % entre 2019 et 2024 &agrave; la suppression de la taxe d&rsquo;habitation. Tout d&rsquo;abord, parce que la taxe fonci&egrave;re augmentait d&eacute;j&agrave; fortement au cours des p&eacute;riodes pr&eacute;c&eacute;dentes. Ensuite, parce que, comme nous l&rsquo;avons vu, la hausse de taxe fonci&egrave;re est en grande partie li&eacute;e &agrave; une majoration des valeurs locatives record de 2022 &agrave; 2024 (les valeurs locatives ont &eacute;t&eacute; major&eacute;es de 15,1 % en seulement trois ans). N&eacute;anmoins, le syst&egrave;me de compensation des anciennes recettes de taxe d&rsquo;habitation comportant initialement des lacunes, les compensations n&rsquo;&eacute;tant parfois pas assez dynamiques, et les collectivit&eacute;s ayant perdu un pouvoir de taux sur la taxe d&rsquo;habitation, les propri&eacute;taires ont d&eacute;j&agrave; subi ou subiront immanquablement un report de la taxe d&rsquo;habitation sur la taxe fonci&egrave;re.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Un syst&egrave;me de compensation corrig&eacute; tardivement</strong></p><p style="text-align: justify;">La loi de finances pour 2020 pr&eacute;voit un syst&egrave;me complexe de compensations des anciennes recettes de taxe d&rsquo;habitation. On peut retenir ici que les communes se sont vues transf&eacute;rer en 2021 les taux d&eacute;partementaux de taxe fonci&egrave;re de 2020. Quant aux intercommunalit&eacute;s &agrave; fiscalit&eacute; propre (communaut&eacute;s d&rsquo;agglom&eacute;ration, communaut&eacute;s de communes, etc.), elles re&ccedil;oivent d&eacute;sormais une partie des recettes de TVA de l&rsquo;&Eacute;tat. &Agrave; l&rsquo;inverse, la loi de finances pour 2020 n&rsquo;a pas pr&eacute;vu de compensation pour la disparition des taux de taxe d&rsquo;habitation au profit des syndicats de communes. Ces derniers sont des intercommunalit&eacute;s dites sans fiscalit&eacute; propre. Ainsi, elles ne votent pas un taux pour financer leur mission (par exemple la gestion d&rsquo;une station d&rsquo;&eacute;puration, la distribution de l&rsquo;eau, l&rsquo;organisation de transports scolaires). Par d&eacute;faut, les syndicats de communes sont financ&eacute;s par les contributions budg&eacute;taires de ses communes membres. Cependant, en accord avec celles-ci, le syndicat peut d&eacute;cider de &laquo; fiscaliser &raquo; ces contributions. Dans ce cas, le syndicat de communes vote un &laquo; produit fiscal &raquo;, et l&rsquo;administration fiscale se charge de pr&eacute;lever un taux sur les diff&eacute;rents imp&ocirc;ts locaux (taxe fonci&egrave;re sur les propri&eacute;t&eacute;s b&acirc;ties et les propri&eacute;t&eacute;s non b&acirc;ties, cotisation fonci&egrave;re des entreprises, taxe d&rsquo;habitation) des communes concern&eacute;es pour atteindre le produit vot&eacute;. Avec la disparition de la taxe d&rsquo;habitation, et donc du taux de taxe d&rsquo;habitation qui pouvait &ecirc;tre pr&eacute;lev&eacute; au profit des syndicats de communes, le produit fiscal n&rsquo;est plus r&eacute;parti qu&rsquo;entre les redevables des taxes fonci&egrave;res, de la cotisation fonci&egrave;re des entreprises et de la taxe d&rsquo;habitation sur les r&eacute;sidences secondaires. De nombreux d&eacute;put&eacute;s ont d&eacute;nonc&eacute; des hausses subs&eacute;quentes de taux de taxe fonci&egrave;re au profit des syndicats de communes.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Saisi d&rsquo;une question prioritaire de constitutionnalit&eacute;, le Conseil constitutionnel a censur&eacute; l&rsquo;absence de compensation de la disparition de la taxe d&rsquo;habitation au profit des syndicats de communes et le report d&rsquo;imp&ocirc;t sur les autres contribuables, &laquo;&nbsp;<em>en m&eacute;connaissance (&hellip;) pour leurs contribuables de l&#39;objectif poursuivi par le l&eacute;gislateur</em>&nbsp;&raquo; (Conseil constitutionnel, d&eacute;cision n&deg; 2021-982 QPC du 17 mars 2022). &Agrave; la suite de cette censure, la loi du 16 ao&ucirc;t 2022 de finances rectificative pour 2022 a ajout&eacute; au syst&egrave;me initial une compensation pour les anciens taux de taxe d&rsquo;habitation au profit des syndicats de communes. Notons que le m&ecirc;me probl&egrave;me concerne les taxes GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et pr&eacute;vention des inondations). Les collectivit&eacute;s concern&eacute;es ne votent qu&rsquo;un produit &laquo; GEMAPI &raquo;, et l&rsquo;administration fiscale calcule des taux &agrave; pr&eacute;lever dans le cadre des imp&ocirc;ts locaux pour atteindre ce produit fiscal. Avec la suppression de la taxe d&rsquo;habitation, de nombreux propri&eacute;taires ont subi une hausse de leur taux de taxe GEMAPI dans le cadre de leur taxe fonci&egrave;re. Sur ce point aussi la loi de finances rectificative pour 2022 est venue corriger une lacune, en ajoutant une compensation pour la disparition des taux de taxe GEMAPI pr&eacute;lev&eacute;s dans le cadre des taxes d&rsquo;habitation.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">H&eacute;las, ces correctifs n&rsquo;induisent pas un remboursement des propri&eacute;taires ayant subi des hausses de taux jusqu&rsquo;en 2022. Surtout, ils n&rsquo;emp&ecirc;cheront pas dans l&rsquo;avenir tout report de la taxe d&rsquo;habitation sur la taxe fonci&egrave;re. En effet, les compensations introduites par la loi du 16 ao&ucirc;t 2022 ne valent que pour les communes o&ugrave; un taux syndical de taxe d&rsquo;habitation &eacute;tait pr&eacute;lev&eacute; en 2017. Si un syndicat de communes d&eacute;cide aujourd&rsquo;hui de fiscaliser son financement, ce dernier reposera uniquement sur les redevables de la taxe fonci&egrave;re, de la cotisation fonci&egrave;re des entreprises et de la taxe d&rsquo;habitation sur les r&eacute;sidences secondaires, sans que l&rsquo;on puisse invoquer la contribution manquante des anciens redevables de la taxe d&rsquo;habitation. De m&ecirc;me, la compensation des anciens taux de taxe GEMAPI pr&eacute;lev&eacute;s dans le cadre des taxes d&rsquo;habitation ne valent que pour les collectivit&eacute;s o&ugrave; une taxe GEMAPI &eacute;tait pr&eacute;lev&eacute;e en 2017. En cas d&rsquo;instauration de la taxe GEMAPI apr&egrave;s 2017, le produit fiscal vot&eacute; ne sera r&eacute;parti qu&rsquo;entre les contribuables restants.&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Des compensations parfois insuffisantes</strong></p><p style="text-align: justify;">Les compensations mises en place par le l&eacute;gislateur augmentent d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e. Pour les intercommunalit&eacute;s, le versement de l&rsquo;&Eacute;tat est index&eacute; sur l&rsquo;&eacute;volution des recettes de TVA de l&rsquo;&Eacute;tat. Quant aux communes, puisqu&rsquo;elles ont recueilli les anciens taux d&eacute;partementaux de taxe fonci&egrave;re, les compensations augmentent avec les bases d&rsquo;imposition (d&rsquo;une part les valeurs locatives des logements existants sont index&eacute;es sur l&rsquo;inflation, d&rsquo;autre part les constructions nouvelles augmentent l&rsquo;assiette de la taxe fonci&egrave;re).</p><p style="text-align: justify;">N&eacute;anmoins, de nombreuses collectivit&eacute;s ayant un fort essor d&eacute;mographique pr&eacute;tendent &ecirc;tre perdantes dans le nouveau sch&eacute;ma de fiscalit&eacute;. Pour elles, les compensations de l&rsquo;Etat n&rsquo;augmentent pas autant qu&rsquo;auraient augment&eacute; leurs recettes de taxe d&rsquo;habitation du fait de la hausse importante de leur population. &laquo;&nbsp;<em>Le probl&egrave;me, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;volution des recettes dans le temps</em>&nbsp;&raquo;, souligne par exemple St&eacute;phane Piquet, pr&eacute;sident de Liffr&eacute;-Cormier Communaut&eacute;, intercommunalit&eacute; en Ille-et-Vilaine. &laquo;&nbsp;<em>Notre population augmente de 3 &agrave; 4 % par an</em>&nbsp;&raquo;. Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, les nouveaux arrivants contribuaient au financement des services publics via la taxe d&rsquo;habitation. Avec sa disparition, il faut compter sur l&rsquo;&eacute;volution de la TVA : &laquo;&nbsp;<em>au mieux, ce sera 1 &agrave; 2 % par an</em>&nbsp;&raquo;<a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftn9" name="_ftnref9" title="">[9]</a>. Les communes concern&eacute;es n&rsquo;auraient pas d&rsquo;autres choix que de relever la taxe fonci&egrave;re pour retrouver des recettes &eacute;quivalentes &agrave; ce que leur aurait apport&eacute; la taxe d&rsquo;habitation&hellip; C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce probl&egrave;me qui pourrait expliquer la corr&eacute;lation observ&eacute;e sur la p&eacute;riode 2019/2024 &ndash; et non sur la p&eacute;riode 2014/2019 &ndash; entre augmentation de la population municipale et hausse de la taxe fonci&egrave;re.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>La taxe fonci&egrave;re, dernier levier fiscal</strong></p><p style="text-align: justify;">Enfin, quand bien m&ecirc;me le dispositif de compensation accompagnant la suppression de la taxe d&rsquo;habitation serait parfait, la r&eacute;forme &laquo; Macron &raquo; induit que les collectivit&eacute;s n&rsquo;ont plus la main sur un taux de taxe d&rsquo;habitation (elles ne peuvent augmenter que le taux de la taxe d&rsquo;habitation sur les r&eacute;sidences secondaires). Les compensations de l&rsquo;&Eacute;tat sont vers&eacute;es au regard des anciens taux de taxe d&rsquo;habitation de 2017, d&eacute;finitivement fig&eacute;s. Si les collectivit&eacute;s souhaitent augmenter significativement leurs recettes, elles ne peuvent plus augmenter que le taux de la taxe fonci&egrave;re. Ainsi, la plupart des comptes rendus de conseils municipaux des derni&egrave;res ann&eacute;es soulignent que les communes n&rsquo;ont pratiquement plus que l&rsquo;augmentation du taux de taxe fonci&egrave;re comme levier pour d&eacute;gager des recettes suppl&eacute;mentaires.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong><u>L&rsquo;Observatoire national des taxes fonci&egrave;res sur internet</u></strong></p><p style="text-align: justify;">Retrouvez les chiffres d&rsquo;augmentation pour toutes les communes de France et le rapport 2025 de l&rsquo;Observatoire national des taxes fonci&egrave;res sur le portail internet de l&rsquo;UNPI,&nbsp;<a href="http://www.unpi.org/">www.unpi.org</a>&nbsp;!&nbsp;</p><div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><hr align="left" size="1" width="33%" /><div id="ftn1"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref1" name="_ftn1" title="">[1]</a>&nbsp;Communiqu&eacute; de presse du 15 octobre 2025</p></div><div id="ftn2"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref2" name="_ftn2" title="">[2]</a>&nbsp;Voir notre magazine de f&eacute;vrier 2023, page 40</p></div><div id="ftn3"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref3" name="_ftn3" title="">[3]</a>&nbsp;Indices IPC Ensemble des m&eacute;nages, oct. 2014 et oct. 2024.</p></div><div id="ftn4"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref4" name="_ftn4" title="">[4]</a>&nbsp;Indice des loyers d&rsquo;habitation ILC, secteur libre &ndash; y compris loi de 1948, 4&egrave;me trimestres 2014 et 2024.</p></div><div id="ftn5"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref5" name="_ftn5" title="">[5]</a>&nbsp;Cela apparait clairement dans les d&eacute;bats parlementaires (voir notamment compte rendu Commission des finances de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, r&eacute;union du 28 sept 2022 &agrave; 16h).</p></div><div id="ftn6"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref6" name="_ftn6" title="">[6]</a>&nbsp;R&eacute;union Commission des finances de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale du 26 septembre 2022 &agrave; 15h.</p></div><div id="ftn7"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref7" name="_ftn7" title="">[7]</a>&nbsp;Annecy a fusionn&eacute; avec des communes alentours et une harmonisation des taux est en cours. Nous ne prenons en compte ici que la hausse subie par un propri&eacute;taire dans le territoire historique de la Ville.</p></div><div id="ftn8"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref8" name="_ftn8" title="">[8]</a>&nbsp;D&eacute;lib&eacute;ration de la ville du Tampon (R&eacute;union), 27 mars 2025</p></div><div id="ftn9"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://457FDD97-0093-4428-9E1C-82470674B70A#_ftnref9" name="_ftn9" title="">[9]</a>&nbsp;Fin de la taxe d&rsquo;habitation. Les communes vont-elles se rattraper sur la taxe fonci&egrave;re, Ouest France, 29 septembre 2021</p></div></div>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=164&amp;cc=1034" > <title>Observatoire national des taxes foncières (période 2014-2019-2024 et données 2025 pour 200 grandes villes)</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=164&amp;cc=1034</link><dc:date>2025-10-15</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p><img alt="" src="https://unpi.org/images/0262086001728998601.png" style="height: 142px; width: 200px;" /></p><p>Une quarantaine d&#39;imp&ocirc;ts frappent les propri&eacute;taires immobiliers. Parmi eux, la taxe fonci&egrave;re est sans doute l&#39;imp&ocirc;t &laquo; immobilier &raquo; par excellence. En effet, si la plupart des imp&ocirc;ts&nbsp;immobiliers&nbsp;ne sont exigibles qu&#39;&agrave; l&#39;occasion d&#39;une op&eacute;ration particuli&egrave;re (la perception de loyers, la vente d&#39;un bien, la construction d&#39;un immeuble) ou d&#39;un &eacute;v&eacute;nement particulier (la mort d&#39;un propri&eacute;taire par exemple...), la taxe fonci&egrave;re est due d&egrave;s l&#39;instant que l&#39;on est propri&eacute;taire d&#39;un immeuble.</p><p>Il y a&nbsp;19&nbsp;ans, l&#39;UNPI a cr&eacute;&eacute; l&#39;Observatoire&nbsp;national&nbsp;des taxes fonci&egrave;res. Le but de cet Observatoire est de mesurer pr&eacute;cis&eacute;ment l&#39;augmentation de la taxe fonci&egrave;re sur les propri&eacute;t&eacute;s b&acirc;ties dans toutes les communes de France.</p><hr /><hr /><h2>19<sup>e</sup>&nbsp;&Eacute;dition de l&#39;Observatoire national&nbsp;des taxes fonci&egrave;res</h2><h3>Conf&eacute;rence de presse UNPI du 15&nbsp;octobre 2025</h3><ul>	<li><strong>Hausses 2014-2019-2024 dans toutes les communes de France&nbsp;(35 000 communes)&nbsp;</strong>&bull;&nbsp;<br />	<a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1e8vobbF3bJQh6NYYk3A4PGaQMy_r-VZd/edit?usp=share_link&amp;ouid=111159735382636518009&amp;rtpof=true&amp;sd=true" target="_blank">Consultez les r&eacute;sultats</a><br />	&nbsp;</li>	<li><strong>Hausses 2014-2019-2024&nbsp;dans les 50 villes les plus peupl&eacute;es de France&nbsp;</strong>&bull;&nbsp;<br />	<a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/11XaZJFPuOoW_mPAqpp2Rw1IzocOm8wYD/edit?usp=share_link&amp;ouid=111159735382636518009&amp;rtpof=true&amp;sd=true" target="_blank">Consultez les r&eacute;sultats</a><br />	&nbsp;</li>	<li><strong>Hausses 2021-2022-2023-2024-2025&nbsp;dans les 200 villes les plus peupl&eacute;es de France&nbsp;</strong>&bull;&nbsp;<br />	<a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1vfczHr7bEji-1SSGUr8Cg_csOq8IDDb_/edit?usp=share_link&amp;ouid=111159735382636518009&amp;rtpof=true&amp;sd=true" target="_blank">Consultez les r&eacute;sultats</a></li></ul><p style="margin-left: 40px;"><span style="font-size:14px;">*les liens renvoient vers des&nbsp;<em>Google sheets</em>&nbsp;mais&nbsp;vous avez la possibilit&eacute; de t&eacute;l&eacute;charger les documents (Fichier / T&eacute;l&eacute;charger) pour un meilleur confort de lecture.</span></p><p>&nbsp;</p><ul>	<li><strong>Rapport 2025&nbsp;de l&#39;Observatoire national des Taxes Fonci&egrave;res&nbsp;</strong>&bull;&nbsp;<br />	L&rsquo;UNPI analyse les faits marquants de la p&eacute;riode 2014-2019-2024&nbsp;et tire les premiers enseignements&nbsp;pour 2025.&nbsp;<br />	<a href="https://unpi.org/files/UNPI-Observatoire_national_des_taxes_foncieres-Oct2025.pdf" target="_blank">Lire le dossier de presse</a><br />	&nbsp;</li>	<li><strong>Taxes fonci&egrave;res : pr&egrave;s de 40% d&#39;augmentation en 10 ans .&nbsp;</strong><br />	Retrouvez notre communiqu&eacute; de presse du 15&nbsp;octobre 2025.<br />	<a href="https://unpi.org/files/CP_UNPI_15_octobre_2025.pdf" target="_blank">Lire le communiqu&eacute; de presse</a><br />	&nbsp;</li>	<li><strong>Diaporama pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la presse&nbsp;</strong>&bull;&nbsp;<br />	Retrouvez les diapositives expos&eacute;es lors de la conf&eacute;rence de presse ce 15&nbsp;octobre 2025.<br />	<a href="https://unpi.org/files/Observatoire_des_taxes_foncieres_edition_2025_Presentation_presse_.pdf" target="_blank">Voir le diaporama</a></li></ul>]]></description></item></rdf:RDF>