<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"><channel rdf:about="https://www.unpi.org/index.php"><title>Marché immobilier - UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers</title><description><![CDATA[UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers]]></description><link>https://www.unpi.org/index.php</link><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>https://www.unpi.org</dc:creator> <dc:rights>UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers</dc:rights><dc:date>2025-12-05</dc:date><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1209" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1199" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1188" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1174" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=913" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=693" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=455" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=258" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=678" /> </rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1209" > <title>Marché locatif privé : l’encadrement des loyers ne produit aucun effet sur les loyers et pénalise l’offre locative</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1209</link><dc:date>2025-12-05</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p>Selon les derni&egrave;res analyses issues des donn&eacute;es Clameur, l&rsquo;encadrement des loyers mis en &oelig;uvre dans plusieurs grandes m&eacute;tropoles fran&ccedil;aises ne parvient pas &agrave; faire baisser les loyers, contrairement &agrave; l&rsquo;objectif affich&eacute; par les pouvoirs publics. Au contraire, le march&eacute; locatif se grippe et l&rsquo;offre locative s&rsquo;en trouve fragilis&eacute;e.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Une hausse des loyers mod&eacute;r&eacute;es, moindre que l&rsquo;inflation et que l&rsquo;&eacute;volution du revenu disponible des m&eacute;nages</strong></p><p>Les loyers de march&eacute; ont augment&eacute; de +16 % en 10 ans, soit moins que l&rsquo;inflation (24,70%) et moins que la progression des revenus disponibles des m&eacute;nages (+36,15 %).</p><p>En valeurs r&eacute;elles, les loyers ont donc baiss&eacute; sur 10 ans, alors que les prix de l&rsquo;immobilier continuaient d&rsquo;augmenter dans de nombreux territoires, ce qui a concouru &agrave; l&rsquo;&eacute;rosion de la rentabilit&eacute; locative (en plus de la pression fiscale, de l&rsquo;augmentation des taux d&rsquo;emprunt, et des charges en g&eacute;n&eacute;ral).</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Encadrement des loyers : une efficacit&eacute; inexistante</strong></p><p>L&rsquo;&eacute;tude d&eacute;montre que, malgr&eacute; le dispositif exp&eacute;rimental, les loyers dans les villes encadr&eacute;es suivent la m&ecirc;me tendance que dans les villes comparables non soumises au contr&ocirc;le. Les mesures statistiques en &laquo; double diff&eacute;rence &raquo; (Lille et Lyon) mettent en &eacute;vidence que les variations de loyers restent autour de z&eacute;ro :</p><p>&gt; Aucun impact mesurable de l&rsquo;encadrement sur les loyers du march&eacute;</p><p>CLAMEUR souligne que les loyers dans les zones encadr&eacute;es auraient d&ucirc; baisser, ou pour le moins montrer un impact clair sur leur &eacute;volution, ce qui n&rsquo;est pas observ&eacute;.</p><p>Ces r&eacute;sultats rejoignent d&rsquo;autres &eacute;tudes acad&eacute;miques ant&eacute;rieures men&eacute;es &agrave; Paris, Lagos et Stockholm, qui concluent d&eacute;j&agrave; &agrave; l&rsquo;inefficacit&eacute; de ce type de r&eacute;gulation.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Un dispositif contre-productif pour l&rsquo;offre locative</strong></p><p>Dans le m&ecirc;me temps, le march&eacute; locatif montre une baisse drastique du taux de rotation, un allongement important de la dur&eacute;e des baux, et une baisse continue de la vacance.</p><p>Cette combinaison de facteurs complique l&rsquo;acc&egrave;s au logement pour les nouveaux locataires entrants, mais freine aussi tout le parcours r&eacute;sidentiel des m&eacute;nages.</p><p>Dans un contexte o&ugrave; les propri&eacute;taires doivent engager des travaux &eacute;nerg&eacute;tiques importants, l&rsquo;encadrement des loyers ne permet pas de les financer et aggrave les arbitrages d&eacute;favorables &agrave; la mise en location, au risque de poursuivre l&rsquo;ass&egrave;chement de l&rsquo;offre locative.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Conclusion</strong></p><p>Un constat s&rsquo;impose : l&rsquo;encadrement des loyers ne remplit pas sa mission et contribue &agrave; fragiliser l&rsquo;o`re locative, alors m&ecirc;me que la demande de logements reste forte dans les grandes villes.</p><p>&Agrave; d&eacute;faut d&rsquo;agir sur les causes structurelles de la tension &mdash; manque de construction, d&eacute;construction du parcours r&eacute;sidentiel et de l&rsquo;offre locative, fiscalit&eacute; croissante sur la propri&eacute;t&eacute; &mdash; cette mesure appara&icirc;t comme un contre-sens &eacute;conomique et social.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>&Agrave; propos des donn&eacute;es</strong></p><p>Les analyses reposent sur des donn&eacute;es issues de baux sign&eacute;s et non d&rsquo;annonces, et comparent des biens strictement similaires dans des march&eacute;s comparables.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Contact presse :&nbsp;pierre.hautus@plurience.fr&nbsp;-&nbsp;06 69 15 72 98</strong></p><p>COMMUNIQU&Eacute; DE PRESSE &ndash; novembre 2025</p><p><img alt="" src="https://unpi.org/images/0034498001765202576.jpeg" /></p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1199" > <title>Dijon, un marché porté par la demande</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1199</link><dc:date>2025-11-12</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color:#008080;"><strong>ATTRACTIVIT&Eacute;</strong></span><span style="color:#0000CD;">&nbsp;</span>- La Pr&eacute;fecture de la C&ocirc;te-d&rsquo;Or (21) sait jouer de ses charmes et de sa rentabilit&eacute; locative pour attirer les investisseurs priv&eacute;s. Sur ce march&eacute; hautement attractif, la stabilit&eacute; de la demande est en grande partie entretenue par la population &eacute;tudiante en croissance r&eacute;guli&egrave;re et par le l&eacute;gendaire art de vivre bourguignon&nbsp;!&nbsp;<strong><em>Par Laurent Caillaud, journaliste, Savana Media</em></strong></p><p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://unpi.org/images/0050676001763387338.png" /></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Si Dijon s&eacute;duit les investisseurs pour sa rentabilit&eacute; et son dynamisme &eacute;conomique, elle attire aussi les familles et les &eacute;tudiants pour son art de vivre unique, m&ecirc;lant patrimoine historique, gastronomie, nature et connectivit&eacute;. Entre les ruelles pav&eacute;es de son centre-ville, ses parcs et jardins, ses 21 march&eacute;s et sa vie culturelle tourbillonnante, la capitale de la r&eacute;gion Bourgogne-Franche-Comt&eacute; offre un &eacute;quilibre rare. En parall&egrave;le, Dijon combine deux atouts majeurs aux yeux des investisseurs immobiliers : des prix au m&egrave;tre carr&eacute; ma&icirc;tris&eacute;s (2 642 &euro;/m<sup>2</sup>&nbsp;en moyenne en septembre 2025 selon la FNAIM) et une demande locative exc&eacute;dant largement l&rsquo;offre. Avec en arri&egrave;re-plan des fondamentaux &eacute;conomiques solides, notamment une croissance r&eacute;guli&egrave;re de l&rsquo;emploi public/priv&eacute;, un tourisme patrimonial et culturel renomm&eacute; (notamment les 97&nbsp;hectares de secteur sauvegard&eacute; class&eacute;s au Patrimoine mondial de l&rsquo;Unesco), la pr&eacute;sence d&rsquo;un CHU de pointe et un p&ocirc;le universitaire en croissance constante. Car outre le fait d&rsquo;&ecirc;tre une m&eacute;tropole &agrave; taille humaine et familiale de 260 000 habitants, Dijon accueille pr&egrave;s de 39 000 &eacute;tudiants (soit 15% de sa population). Un nombre en constante progression gr&acirc;ce aux fili&egrave;res d&rsquo;excellence de l&#39;universit&eacute; Bourgogne-Europe (UBE), class&eacute;e 631<sup>e</sup>&nbsp;sur 20 000 au niveau mondial, un score remarquable. &Agrave; cette universit&eacute;, s&rsquo;ajoutent diff&eacute;rents &eacute;tablissements d&#39;enseignement sup&eacute;rieur de tr&egrave;s haut niveau comme Sciences Po campus europ&eacute;en, l&rsquo;ESTP, Agro Dijon ou l&rsquo;ENSA.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Une rentabilit&eacute; locative pouvant s&rsquo;&eacute;tablir entre 6 et 8 %</strong></p><p style="text-align: justify;">Autre &eacute;l&eacute;ment en faveur de la demande &eacute;tudiante, les campus b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;infrastructures modernis&eacute;es et sont parfaitement reli&eacute;s au centre-ville historique par le tram. Les &eacute;tudiants profitent ainsi d&rsquo;une ville semblant taill&eacute;e pour eux : loyers accessibles, vie sociale dense, caf&eacute;s anim&eacute;s, festivals et &eacute;v&eacute;nements sportifs r&eacute;guliers. R&eacute;sultat : des taux de vacance immobili&egrave;re mod&eacute;r&eacute;s (1 % en 2024 selon la Pr&eacute;fecture r&eacute;gionale) et pour les propri&eacute;taires des bilans pr&eacute;visionnels lisibles.</p><p style="text-align: justify;">Quelle rentabilit&eacute; locative nette esp&eacute;rer&nbsp;? Entre 6 et 8 % selon les quartiers (lire les interviews ci-contre).&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;</em><em>Pour les investisseurs, Dijon offre de vraies opportunit&eacute;s avec une demande locative forte et des prix d&rsquo;achat qui restent accessibles,&nbsp;</em>confirme David Pinson, directeur de l&rsquo;agence&nbsp;Guy Hoquet Dijon Facult&eacute;s.<em>&nbsp;Attention, le march&eacute; est cependant marqu&eacute; par de tr&egrave;s grandes disparit&eacute;s selon les quartiers, avec des prix allant de 1 600 &agrave; 3 800&nbsp;</em><em>&euro;/m</em><em><sup>&nbsp;2</sup></em><em>, soit du simple au double parfois &agrave; quelques rues pr&egrave;s. S&rsquo;il peut para&icirc;tre tentant de miser sur des secteurs dont les prix sont tr&egrave;s abordables, comme les Gr&eacute;silles ou la Fontaine d&rsquo;Ouche, la rentabilit&eacute; locative s&rsquo;y fera au d&eacute;triment de la valeur patrimoniale, avec une plus-value &agrave; la revente qui n&rsquo;a rien de garanti. Mieux vaut miser sur des valeurs s&ucirc;res &agrave; moyen et long terme, tels Montchapet, l&rsquo;hypercentre ou le secteur du parc de la Colombi&egrave;re</em><em>, qui restent les quartiers les plus pris&eacute;s et dont les prix sont encore raisonnables en 2025.&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;Au moment d&rsquo;envisager des travaux avant une mise en location, les immeubles de l&rsquo;entre-deux-guerres et des Trente Glorieuses offrent des plans rationnels faciles &agrave; optimiser (cuisine ouverte, rangements int&eacute;gr&eacute;s, douche &agrave; l&rsquo;italienne) et des surfaces permettant de transformer un T2 &laquo; classique &raquo; en T2 bis mieux valoris&eacute;. La demande pour le meubl&eacute; bien &eacute;quip&eacute; &mdash; literie de qualit&eacute;, coin bureau, &eacute;lectrom&eacute;nager compact &mdash; reste pour sa part solide.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Une position r&eacute;gionale centrale gage d&rsquo;une qualit&eacute; de vie r&eacute;put&eacute;e</strong></p><p style="text-align: justify;">Cette stabilit&eacute; annonc&eacute;e s&eacute;duit les investisseurs potentiels en qu&ecirc;te d&rsquo;entr&eacute;es de march&eacute; inf&eacute;rieures &agrave; celles de Lyon ou Strasbourg, tout en conservant des rendements comp&eacute;titifs sur les petites et moyennes surfaces. La diversit&eacute; du parc immobilier - centre ancien m&eacute;di&eacute;val dense, immeubles des ann&eacute;es 30 &agrave; 70 dans les quartiers environnants, programmes r&eacute;cents ou neufs le long des axes du tram - permet pour sa part d&rsquo;arbitrer entre cachet, fonctionnalit&eacute; et performance &eacute;nerg&eacute;tique. Un sujet qui n&rsquo;est pas laiss&eacute; au hasard &agrave; Dijon&nbsp;: les &eacute;coquartiers comme celui de la Cit&eacute; internationale de la gastronomie et du vin int&egrave;grent des normes environnementales strictes, attirant les familles soucieuses de leur empreinte carbone. Le projet &laquo;&nbsp;OnDijon&nbsp;&raquo; centralise ainsi de fa&ccedil;on collaborative les services urbains (&eacute;clairage, s&eacute;curit&eacute;, mobilit&eacute;) des 23 communes de la m&eacute;tropole pour parvenir &agrave; les g&eacute;rer de fa&ccedil;on fluide, intelligente et connect&eacute;e.</p><p style="text-align: justify;">C&ocirc;t&eacute; connectivit&eacute;, Dijon est desservie par deux lignes de tramway (trois &agrave; l&rsquo;horizon 2030) et un r&eacute;seau de bus dense permettant de se d&eacute;placer facilement dans toute l&rsquo;agglom&eacute;ration. La gare TGV relie la ville &agrave; Paris en 1h40, Lyon en 2 heures et Strasbourg en 3 heures, un atout majeur pour les &eacute;tudiants et les familles. Situ&eacute;e au carrefour des autoroutes A6, A31 et A39, Dijon s&rsquo;av&egrave;re proche des vignobles de Bourgogne et des parcs naturels du Morvan et de l&rsquo;Auxois. Une position centrale qui permet &agrave; ses habitants de profiter &agrave; la fois des avantages de la ville et des escapades nature, ce qui ne fait que renforcer son pouvoir de s&eacute;duction.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;ann&eacute;e 2025 marque une reprise des transactions</strong></p><p style="text-align: justify;">Tout&nbsp;va-t-il donc pour le mieux dans le paysage immobilier dijonnais&nbsp;?&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;</em><em>En 2024, avec des taux d&rsquo;emprunt de plus de 4 %, le volume de transactions a atteint son niveau le plus bas depuis dix ans,</em>&nbsp;temp&egrave;re David Pinson.&nbsp;<em>Les prix n&rsquo;ont pas baiss&eacute; significativement,&nbsp;mais les d&eacute;lais de vente se sont allong&eacute;s, avec une offre plus importante pour les acqu&eacute;reurs finan&ccedil;ables. La demande a par ailleurs quelque peu &eacute;volu&eacute;, avec des acheteurs se montrant souvent r&eacute;ticents &agrave; s&rsquo;&eacute;loigner significativement du centre de Dijon, contrairement &agrave; la p&eacute;riode post Covid-19. Les contraintes budg&eacute;taires conduisent &eacute;galement les acqu&eacute;reurs &agrave; des concessions sur les surfaces des biens. L&rsquo;ann&eacute;e 2025 marque de nets signes de reprise malgr&eacute; les incertitudes politiques et &eacute;conomiques, mais cette reprise reste encore fragile. M&ecirc;me si l&rsquo;immobilier conserve son r&ocirc;le de valeur refuge et Dijon son ind&eacute;niable taux d&rsquo;attractivit&eacute;.&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;Autre b&eacute;mol, des faits divers en 2024 et 2025 ayant mis &agrave; l&rsquo;index certains quartiers aujourd&rsquo;hui consid&eacute;r&eacute;s comme peu s&ucirc;rs, m&ecirc;me si la situation semble &ecirc;tre prise au s&eacute;rieux par la m&eacute;tropole qui sait qu&rsquo;il en va de sa r&eacute;putation.</p><p style="text-align: justify;">Dijon incarne une ville &agrave; taille humaine, culturellement riche et &eacute;conomiquement dynamique. Son patrimoine, sa gastronomie (inutile de trop en dire sur sa moutarde v&eacute;n&eacute;r&eacute;e dans le monde entier&nbsp;!), ses espaces verts, son r&eacute;seau de transports et son atmosph&egrave;re &agrave; la fois conviviale, familiale et anim&eacute;e, en font une destination pris&eacute;e, aussi bien pour les r&eacute;sidents que pour les investisseurs. Un choix de premier plan en 2025.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>&nbsp;&laquo;&nbsp;</strong><strong>Les fondamentaux du march&eacute; dijonnais sont excellents&nbsp;&raquo;</strong></p><p style="text-align: justify;"><strong>RENCONTRE&nbsp;</strong>-&nbsp;Dijon poss&egrave;de tous les atouts pour s&eacute;duire - et rassurer &ndash; les investisseurs priv&eacute;s. Les explications de Jean Perrin, pr&eacute;sident de la chambre C&ocirc;te-d&rsquo;Or de l&rsquo;UNPI, ancien pr&eacute;sident national de l&rsquo;UNPI (2003/2018).&nbsp;<strong><em>Propos recueillis par Laurent Caillaud</em></strong></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Vous avez investi &agrave; Dijon depuis plus de 30 ans. Quel est votre regard sur ce march&eacute;&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify;">Jean Perrin&nbsp;: J&rsquo;ai en effet commenc&eacute; &agrave; investir &agrave; titre personnel &agrave; Dijon dans les ann&eacute;es 1990, essentiellement dans l&rsquo;ancien. En essayant de privil&eacute;gier des logements n&eacute;cessitant des travaux, pour b&eacute;n&eacute;ficier des diverses subventions que cela m&rsquo;ouvrait et parce que cela me permettait de rendre ces appartements aussi attractifs que possible pour des locataires potentiels. Avec le recul, c&rsquo;&eacute;taient des placements avis&eacute;s,&nbsp;car le march&eacute; dijonnais s&rsquo;est montr&eacute; solide sur le long terme.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Quelles sp&eacute;cificit&eacute;s de l&rsquo;immobilier dijonnais expliquent cette solidit&eacute;&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify;">&Agrave; l&rsquo;image du temp&eacute;rament de ses habitants, la ville de Dijon est globalement tranquille, familiale et stable. Tout en se montrant extr&ecirc;mement agr&eacute;able &agrave; vivre au quotidien.&nbsp;&nbsp;L&rsquo;&eacute;conomie de la m&eacute;tropole de Dijon repose essentiellement sur la gastronomie, sur des services tertiaires et sur l&rsquo;industrie m&eacute;dicale, soit des domaines peu sensibles aux al&eacute;as de la conjoncture. Sur le plan immobilier, cela se traduit par une croissance continue, sans soubresauts. Les prix ne s&rsquo;enflamment pas lorsque le march&eacute; est en &eacute;bullition, a contrario<s>,</s>&nbsp;ils ne s&rsquo;effondrent pas lorsque nous connaissons une situation de crise. Et si l&rsquo;on compare Dijon aux autres villes de taille &eacute;quivalente dot&eacute;es d&rsquo;un centre historique remarquable, force est de constater qu&rsquo;avec un prix de l&rsquo;ancien de qualit&eacute; sous la barre des 3 000 &euro;/m<sup>2</sup>, nous sommes particuli&egrave;rement bien plac&eacute;s&nbsp;!</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les indicateurs sont-ils au beau fixe pour l&rsquo;investissement&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify;">Oui et non. Oui,&nbsp;parce que les fondamentaux du march&eacute;&nbsp;dijonnais sont excellents, avec une demande constante et une offre structurellement faible, notamment pour ce qui concerne les logements &eacute;tudiants. En revanche, comme partout ailleurs en France, les investisseurs sont parfois d&eacute;courag&eacute;s par les contraintes r&eacute;glementaires li&eacute;es&nbsp;au DPE, par les diff&eacute;rentes charges et par le climat immobilier morose. De plus, de nombreux propri&eacute;taires ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; ne pas mettre leurs biens en vente plut&ocirc;t que de devoir les brader faute de diagnostic &eacute;nerg&eacute;tique suffisant. Ils ne veulent pas non plus les mettre en location,&nbsp;car les travaux n&eacute;cessaires leur paraissent trop importants. R&eacute;sultat, &agrave; Dijon, si les prix se sont globalement maintenus entre 2024 et 2025, le volume de transactions s&rsquo;est ralenti. Mais un bien en bon &eacute;tat, correctement situ&eacute; et propos&eacute; au bon prix, trouvera toujours tr&egrave;s vite preneur&nbsp;!</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les logements &eacute;tudiants sont-ils une option si int&eacute;ressante&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify;">&Agrave; partir de 80 000/90 000 &euro;, il est possible d&rsquo;acheter un studio qui sera lou&eacute; aux alentours de 500 &euro; par mois. Soit une rentabilit&eacute; nette d&rsquo;environ 6 %, ce qui me para&icirc;t tr&egrave;s int&eacute;ressant en ayant en t&ecirc;te que la demande est telle &agrave; Dijon qu&rsquo;il ne sera pas difficile de s&eacute;lectionner les locataires aux dossiers les plus solides. Mais la meilleure option est sans doute la colocation, en rassemblant 3 ou 4 locataires dans un F4 ou un pavillon, auquel cas on pourra viser une rentabilit&eacute; autour de 8 %. Seul b&eacute;mol, cela demande de g&eacute;rer la compatibilit&eacute; personnelle entre locataires et le calendrier de leurs &eacute;tudes respectives. L&rsquo;id&eacute;al est de passer par les services d&rsquo;un professionnel de la gestion locative, ce qui a un co&ucirc;t. Mais&nbsp;adh&eacute;rer &agrave; l&rsquo;UNPI&nbsp;C&ocirc;te-d&rsquo;Or permettra de b&eacute;n&eacute;ficier des meilleurs avis&nbsp;!</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Si vous deviez donner un conseil global &agrave; des investisseurs, lequel serait-ce&nbsp;?&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Pour les primo-acc&eacute;dants, les petites surfaces dans Dijon intra-muros restent des valeurs s&ucirc;res, notamment dans l&rsquo;optique de la pr&eacute;paration de la retraite. Sinon, plut&ocirc;t que de l&rsquo;investissement r&eacute;sidentiel, je prioriserais des locaux commerciaux, &agrave; condition qu&rsquo;ils soient tr&egrave;s bien plac&eacute;s, notamment dans le centre historique. Car leur rentabilit&eacute; est sup&eacute;rieure &agrave; celle de l&rsquo;immobilier r&eacute;sidentiel, autour de 8 &agrave; 10 %, et le risque d&rsquo;impay&eacute;s bien inf&eacute;rieur. En revanche, cela demande de disposer d&rsquo;un budget de 200 000 &agrave; 250 000 &euro;, ce qui n&rsquo;est pas &agrave; la port&eacute;e de tout le monde, et cela implique une connaissance tr&egrave;s fine du tissu &eacute;conomique local.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Une carte redessin&eacute;e par les nouvelles mobilit&eacute;s</strong></p><p style="text-align: justify;"><strong>RENCONTRE</strong>&nbsp;- L&rsquo;immobilier dijonnais est en phase de restructuration avec le d&eacute;veloppement de son r&eacute;seau de tramway, qui reconnecte les quartiers autrefois excentr&eacute;s, et la hausse des mobilit&eacute;s vertes, &agrave; commencer par le v&eacute;lo. Avec&nbsp;sur l&rsquo;ensemble de la M&eacute;tropole une demande locative, notamment &eacute;tudiante, exc&eacute;dant largement l&rsquo;offre. L&rsquo;&eacute;clairage de Samuel Mutin, administrateur de l&#39;UNPI 21, conseiller immobilier et animateur pour Dijon et sa M&eacute;tropole au sein du r&eacute;seau Propri&eacute;t&eacute;s Priv&eacute;es.&nbsp;<strong><em>Propos&nbsp;</em></strong><strong><em>recueillis par Laurent Caillaud</em></strong></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Quels sont les quartiers les plus demand&eacute;s dans Dijon intra-muros&nbsp;?&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Samuel Mutin&nbsp;: Il s&rsquo;agit en premier lieu de l&rsquo;hypercentre historique, un quartier pi&eacute;ton et semi-pi&eacute;ton. Suivi des quartiers Victor-Hugo, Montchapet et les all&eacute;es du Parc. En deuxi&egrave;me rang,&nbsp;vient R&eacute;publique, autour de l&rsquo;Auditorium, qui est &agrave; la fois le quartier de la nuit et celui des affaires, soit un environnement plaisant,&nbsp;mais parfois agit&eacute;. Au sud de la ville, citons le quartier des Bourroches, &agrave; proximit&eacute; du canal de Bourgogne, qui compte probablement les meilleures opportunit&eacute;s d&rsquo;investissement locatif, &agrave; proximit&eacute; de la ligne 3 du tramway, actuellement en projet. Cette nouvelle ligne, qui &agrave; terme traversera la ville du sud au nord, va redessiner le march&eacute; dijonnais gr&acirc;ce aux investissements men&eacute;s par Dijon M&eacute;tropole.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Et en p&eacute;riph&eacute;rie&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify;">Au nord, les communes r&eacute;sidentielles comme Talant, Fontaine-l&egrave;s-Dijon, Hauteville-l&egrave;s-Dijon ou Daix, sont pris&eacute;es par les familles de cadres. &Agrave; l&rsquo;est, citons Quetigny et Chevigny-Saint-Sauveur, dont l&rsquo;&eacute;volution est &agrave; surveiller. Ainsi que, au sud, les villes de Chen&ocirc;ve et Marsannay-la-C&ocirc;te, dont l&rsquo;image n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui pas excellente, mais dont la cote devrait monter avec l&rsquo;arriv&eacute;e du tramway. &Agrave; l&rsquo;ouest imm&eacute;diat de Dijon, se trouve la vall&eacute;e de l&rsquo;Ouche, qui d&eacute;ploie un environnement naturel verdoyant car peu urbanis&eacute;.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Quels prix faut-il compter dans l&rsquo;ancien en centre-ville, et quelle est leur &eacute;volution&nbsp;?&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;hypercentre, il faudra compter 3 300 &agrave; 4 000 &euro;/m<sup>2</sup>&nbsp;pour de beaux appartements de type haussmannien, essentiellement des petites surfaces et quelques T3 &agrave; T5.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;usage de la voiture, donc du stationnement, est-il probl&eacute;matique dans le centre&nbsp;?&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Les Dijonnais sont dans leur grande majorit&eacute; encore attach&eacute;s &agrave; leur voiture. Ils exigent donc la pr&eacute;sence d&rsquo;un parking li&eacute; &agrave; leur appartement. Mais la donne est en phase de changer avec les nouveaux arrivants, qui sont de plus en plus souvent port&eacute;s sur les mobilit&eacute;s douces, &agrave; commencer par les pistes cyclables, permettant de se d&eacute;placer dans le centre historique et vers la gare TGV. Il va de soi que la proximit&eacute; d&rsquo;une station de tramway est un atout&nbsp;!&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Qui sont vos principaux clients &agrave; l&rsquo;achat r&eacute;sidentiel&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify;">Outre les mouvements traditionnels de familles dijonnaises cherchant &agrave; agrandir ou au contraire &agrave; r&eacute;duire la taille de leur logement, les acheteurs sont principalement des cadres en mobilit&eacute; professionnelle.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Qu&rsquo;en est-il des investisseurs&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify;">Nous recevons de plus en plus de demandes de la part d&rsquo;investisseurs lyonnais et parisiens attir&eacute;s par la rentabilit&eacute; annonc&eacute;e de Dijon,&nbsp;y compris des jeunes qui veulent commencer &agrave; capitaliser.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Quelle rentabilit&eacute; locative peut-on attendre d&rsquo;un investissement &agrave; Dijon&nbsp;?&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Dijon souffre d&rsquo;une offre tr&egrave;s insuffisante pour r&eacute;pondre &agrave; la demande de locations venant des milliers d&rsquo;&eacute;tudiants arrivant chaque ann&eacute;e en septembre. Les petites et moyennes surfaces trouvent donc tr&egrave;s vite preneur&nbsp;! Un T2 ancien en bon &eacute;tat, bien situ&eacute; avec un balcon, se vendra autour de 110 000 &agrave; 120 000 &euro; pour un loyer mensuel d&rsquo;environ 700 &euro;. Soit une rentabilit&eacute; d&rsquo;environ 6 &agrave; 7 %. Pour certains biens comme des T3, on pourra monter &agrave; 8 %, sur un march&eacute; dont la valeur au m<sup>2</sup>&nbsp;ne fera qu&rsquo;augmenter &agrave; long terme. L&rsquo;attractivit&eacute; est donc r&eacute;elle, d&rsquo;autant qu&rsquo;au niveau de la M&eacute;tropole,&nbsp;il n&rsquo;y a pas de contr&ocirc;le des loyers ni de r&egrave;gle restrictive concernant les locations de courte dur&eacute;e du type AirBnb.&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1188" > <title>Parution du décret annuel relatif à l'évolution de certains loyers</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1188</link><dc:date>2025-09-20</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p><strong>R&Egrave;GLEMENTATION</strong><em>&nbsp;- Le d&eacute;cret n&deg; 2017-1198 du 27 juillet 2017 modifi&eacute; concerne l&rsquo;&eacute;volution des loyers en cas de relocation d&rsquo;un logement ou de renouvellement du bail. Explications.&nbsp;</em><strong>Par Arnaud Couvelard, juriste UNPI</strong></p><p><img alt="" src="https://unpi.org/images/0611527001759265109.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>Le d&eacute;cret n&deg; 2017-1198 du 27 juillet 2017 (modifi&eacute; par le d&eacute;cret n&deg; 2025-652 du 15 juillet 2025) r&eacute;glemente l&rsquo;&eacute;volution de certains loyers dans&nbsp;les communes &laquo;&nbsp;tendues&nbsp;&raquo; d&rsquo;aires urbaines de plus de 50 000 habitants o&ugrave; s&rsquo;applique la taxe sur les logements vacants. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, il s&rsquo;agit des 1 434 communes list&eacute;es par la premi&egrave;re liste annex&eacute;e au d&eacute;cret n&deg; 2023-822 du 25 ao&ucirc;t 2023<a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><sup><sup>[1]</sup></sup></a>.</p><p>Selon le&nbsp;<a name="_Hlk173318108">d&eacute;cret du 27 juillet 2017 modifi&eacute;</a>, en cas de relocation d&rsquo;un logement ou de renouvellement du bail, le loyer ne peut &ecirc;tre augment&eacute; au-del&agrave; de l&rsquo;indice de r&eacute;f&eacute;rence des loyers (IRL)&nbsp;que s&rsquo;il est manifestement sous-&eacute;valu&eacute; ou si certains travaux sont r&eacute;alis&eacute;s.&nbsp;</p><p>Ce texte s&rsquo;applique aux baux de logements vides et meubl&eacute;s lou&eacute;s &agrave; titre de r&eacute;sidence principale, conclus ou renouvel&eacute;s du 1<sup>er</sup>&nbsp;ao&ucirc;t 2025 au 31 juillet 2026.&nbsp;</p><p>&nbsp;&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>I. Les logements exclus du champ d&rsquo;application du d&eacute;cret&nbsp;:</strong></p><p>Il s&rsquo;agit des logements faisant l&#39;objet d&#39;une premi&egrave;re location et des logements inoccup&eacute;s par un locataire depuis plus de 18 mois (article 2 du d&eacute;cret du 27 juillet 2017 modifi&eacute;).</p><p>Pour ces logements, le loyer est donc fix&eacute; librement au sens du d&eacute;cret.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>II. Les logements soumis au d&eacute;cret&nbsp;:</strong></p><p><strong>&gt;</strong><strong>&nbsp;Les logements faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une relocation (changement de locataire)&nbsp;:</strong></p><p>Pour les logements relou&eacute;s entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;ao&ucirc;t 2025 et le 31 juillet 2026, le loyer ne peut exc&eacute;der le dernier loyer appliqu&eacute; au pr&eacute;c&eacute;dent locataire, augment&eacute; de la variation de l&rsquo;IRL si aucune r&eacute;vision de loyer n&rsquo;est intervenue au cours des douze mois pr&eacute;c&eacute;dant la conclusion du nouveau bail<a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><sup><sup>[2]</sup></sup></a>&nbsp;(article 3 du d&eacute;cret du 27 juillet 2017 modifi&eacute;).</p><p>L&rsquo;article 4 du d&eacute;cret de 2017 modifi&eacute; pr&eacute;voit trois d&eacute;rogations&nbsp;:</p><ul>	<li>si le bailleur a r&eacute;alis&eacute;, depuis la conclusion du bail initial avec le pr&eacute;c&eacute;dent locataire ou, au cas o&ugrave; le bail a &eacute;t&eacute; renouvel&eacute;, depuis son dernier renouvellement, des travaux d&#39;am&eacute;lioration ou de mise en conformit&eacute; avec les caract&eacute;ristiques de d&eacute;cence<a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftn3" name="_ftnref3" title=""><sup><sup>[3]</sup></sup></a>&nbsp;portant sur les parties privatives ou sur les parties communes pour un montant au moins &eacute;gal &agrave; la moiti&eacute; de la derni&egrave;re ann&eacute;e de loyer, la hausse du loyer annuel ne peut exc&eacute;der 15 % du co&ucirc;t r&eacute;el des travaux TTC&nbsp;;</li>	<li>lorsque le dernier loyer appliqu&eacute; au pr&eacute;c&eacute;dent locataire est manifestement sous-&eacute;valu&eacute;, la hausse du nouveau loyer ne peut exc&eacute;der la moiti&eacute; de la diff&eacute;rence entre le montant d&#39;un loyer d&eacute;termin&eacute; par r&eacute;f&eacute;rence aux loyers habituellement constat&eacute;s dans le voisinage pour des logements comparables<a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftn4" name="_ftnref4" title=""><sup><sup>[4]</sup></sup></a>&nbsp;et le dernier loyer appliqu&eacute; au pr&eacute;c&eacute;dent locataire (augment&eacute; de la variation de l&rsquo;IRL si aucune r&eacute;vision de loyer n&rsquo;est intervenue au cours des douze mois pr&eacute;c&eacute;dant la conclusion du nouveau bail)&nbsp;;</li>	<li>le loyer relatif &agrave; un logement qui a fait l&#39;objet depuis moins de six mois de travaux d&#39;am&eacute;lioration d&#39;un montant au moins &eacute;gal &agrave; la derni&egrave;re ann&eacute;e de loyer peut &ecirc;tre librement r&eacute;&eacute;valu&eacute;.</li></ul><p>&nbsp;</p><p><strong>&gt;</strong><strong>&nbsp;Les baux renouvel&eacute;s (locataire d&eacute;j&agrave; en place)&nbsp;:&nbsp;</strong></p><p>Si le bail est renouvel&eacute; entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;ao&ucirc;t 2025 et le 31 juillet 2026, le loyer du bail renouvel&eacute; ne peut &ecirc;tre r&eacute;&eacute;valu&eacute; (sauf r&eacute;vision pr&eacute;vue par une clause d&rsquo;indexation figurant dans le bail).</p><p>L&rsquo;article 5 du d&eacute;cret de 2017 modifi&eacute; pr&eacute;voit une d&eacute;rogation &agrave; cette r&egrave;gle&nbsp;: lorsque le loyer est manifestement sous-&eacute;valu&eacute;, celui-ci peut &ecirc;tre r&eacute;&eacute;valu&eacute;, cette hausse ne pouvant toutefois exc&eacute;der la plus &eacute;lev&eacute;e de ces deux limites&nbsp;:</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;la moiti&eacute; de la diff&eacute;rence entre le loyer fix&eacute; par r&eacute;f&eacute;rence aux loyers habituellement constat&eacute;s dans le voisinage pour des logements comparables<sup>4</sup>&nbsp;et le dernier loyer pratiqu&eacute;, r&eacute;vis&eacute; dans les limites de l&rsquo;article 17-1, I de la loi de 1989 (c&rsquo;est-&agrave;-dire suivant l&rsquo;IRL) ;</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;une majoration du loyer annuel &eacute;gale &agrave; 15 % du co&ucirc;t r&eacute;el des travaux TTC, si le bailleur a r&eacute;alis&eacute;, depuis la conclusion du contrat de location initial ou, lorsque le bail a &eacute;t&eacute; renouvel&eacute;, depuis son dernier renouvellement, des travaux d&#39;am&eacute;lioration ou de mise en conformit&eacute; avec les caract&eacute;ristiques de d&eacute;cence portant sur les parties privatives ou sur les parties communes pour un montant au moins &eacute;gal &agrave; la derni&egrave;re ann&eacute;e de loyer.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>PARTICULARIT&Eacute;S</strong></p><div><p><strong>La situation &agrave; Paris, Lille, Lyon, Villeurbanne, Montpellier, Bordeaux, dans 18</strong>&nbsp;<strong>communes de la r&eacute;gion parisienne<a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftn5" name="_ftnref5" title=""><sup><strong><sup>[5]</sup></strong></sup></a>, 24 communes du Pays basque<a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftn6" name="_ftnref6" title=""><sup><strong><sup>[6]</sup></strong></sup></a>&nbsp;et 21 communes de l&#39;agglom&eacute;ration grenobloise<a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftn7" name="_ftnref7" title=""><sup><strong><sup>[7]</sup></strong></sup></a>&nbsp;:</strong></p><p>&nbsp;</p><p>L&rsquo;encadrement des loyers &laquo;&nbsp;loi ELAN&nbsp;&raquo; du 23 novembre 2018 se cumule avec le blocage des loyers de relocation et de renouvellement.&nbsp;</p><p>En d&rsquo;autres termes, dans ces 69 villes, il faut &agrave; la fois respecter les loyers de r&eacute;f&eacute;rences fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral et le pr&eacute;sent d&eacute;cret de blocage des loyers du 27 juillet 2017 modifi&eacute;.</p><p>En plus des r&egrave;gles &eacute;nonc&eacute;es au point II, il convient de respecter les particularit&eacute;s suivantes :</p><p><strong>&gt;</strong>&nbsp;s&#39;il s&#39;agit d&#39;une relocation : si le bailleur peut se pr&eacute;valoir de l&#39;un des trois motifs de d&eacute;rogations pr&eacute;vus &agrave; l&#39;article 4 du d&eacute;cret de 2017 modifi&eacute;, le nouveau loyer ne peut en aucun cas d&eacute;passer le loyer de r&eacute;f&eacute;rence major&eacute; (article 9, 1&deg; du d&eacute;cret). Par ailleurs, il est impossible d&rsquo;augmenter le loyer si le total&nbsp;<em>&laquo; dernier loyer exig&eacute; du pr&eacute;c&eacute;dent locataire + &eacute;ventuel compl&eacute;ment de loyer &raquo;</em>&nbsp;est sup&eacute;rieur au loyer de r&eacute;f&eacute;rence major&eacute; applicable au jour de la relocation (article 9, 2&deg; du d&eacute;cret)&nbsp;;</p><p><strong>&gt;</strong>&nbsp;s&#39;il s&#39;agit d&#39;un renouvellement de bail : l&#39;article 5 du d&eacute;cret de 2017 modifi&eacute; qui pr&eacute;voit une d&eacute;rogation ne s&#39;applique pas dans ces 69 villes (article 9, 3&deg; du d&eacute;cret). Seule la proc&eacute;dure pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 140, VI de la loi ELAN s&rsquo;applique : six mois au moins avant l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance du bail, le propri&eacute;taire peut demander l&rsquo;application du loyer de r&eacute;f&eacute;rence minor&eacute; si le loyer actuel y est inf&eacute;rieur et aucune r&eacute;f&eacute;rence de loyer n&rsquo;est &agrave; apporter (c&rsquo;est au locataire d&rsquo;apporter des r&eacute;f&eacute;rences s&rsquo;il entend contrer la demande d&rsquo;augmentation du propri&eacute;taire).</p><p>&nbsp;</p></div><p>&nbsp;</p><p><strong>CAS PARTICULIER</strong></p><div><p><strong>Les&nbsp;</strong><strong>logements class&eacute;s F et G</strong>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Le d&eacute;cret du 27 juillet 2017 modifi&eacute; qui permet d&rsquo;augmenter le loyer sous certaines conditions ne s&rsquo;applique pas aux logements class&eacute;s F ou G (article 1-1 du d&eacute;cret du 27 juillet 2017 modifi&eacute;).</p><p>Pour rappel, l&rsquo;article 159 de la loi climat et r&eacute;silience du 22 ao&ucirc;t 2021 interdit d&rsquo;augmenter les loyers des logements class&eacute;s F ou G, dans les conditions suivantes :</p><p><strong>&gt;</strong>&nbsp;en cas de nouvelle location, le loyer du nouveau bail ne peut exc&eacute;der le dernier loyer appliqu&eacute; au pr&eacute;c&eacute;dent locataire (article 17, II de la loi du 6 juillet 1989) ;</p><p><strong>&gt;&nbsp;</strong>le loyer ne peut pas &ecirc;tre r&eacute;&eacute;valu&eacute; lors du renouvellement du bail (article 17-2, II de la loi de 1989)&nbsp;;</p><p><strong>&gt;</strong>&nbsp;en cours de bail, la clause de r&eacute;vision de loyer selon l&rsquo;IRL ne peut pas &ecirc;tre appliqu&eacute;e (article 17-1, III de la loi de 1989).</p><p>Ces mesures s&rsquo;appliquent aux contrats de location conclus, renouvel&eacute;s ou tacitement reconduits depuis le 24 ao&ucirc;t 2022.</p><p>&nbsp;</p></div><div>&nbsp;<hr align="left" size="1" width="33%" /><div id="ftn1"><p><a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftnref1" name="_ftn1" title="">[1]</a>&nbsp;La liste des communes concern&eacute;es est reprise dans le num&eacute;ro d&rsquo;octobre 2024 (pages 38 &agrave; 40).</p></div><div id="ftn2"><p><a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftnref2" name="_ftn2" title="">[2]</a>&nbsp;Dans ce cas, la date de r&eacute;f&eacute;rence &agrave; prendre en compte pour cette r&eacute;vision est celle du dernier indice publi&eacute; &agrave; la date de signature du nouveau bail.</p></div><div id="ftn3"><p><a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftnref3" name="_ftn3" title="">[3]</a>&nbsp;Il s&rsquo;agit par exemple de l&rsquo;installation d&rsquo;un ascenseur, d&rsquo;un acc&egrave;s pour personnes handicap&eacute;es, de l&rsquo;isolation thermique du toit, du changement des colonnes d&rsquo;eau.</p></div><div id="ftn4"><p><a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftnref4" name="_ftn4" title="">[4]</a>&nbsp;Les logements comparables servant &agrave; la d&eacute;termination du loyer de r&eacute;f&eacute;rence sont situ&eacute;s soit dans le m&ecirc;me groupe d&#39;immeubles, soit dans tout autre groupe d&#39;immeubles comportant des caract&eacute;ristiques similaires et situ&eacute; dans la m&ecirc;me zone g&eacute;ographique (les &eacute;l&eacute;ments constitutifs de ces r&eacute;f&eacute;rences sont d&eacute;finis par le d&eacute;cret n&deg; 90-780 du 31 ao&ucirc;t 1990).</p></div><div id="ftn5"><p><a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftnref5" name="_ftn5" title="">[5]</a>&nbsp;Aubervilliers, &Eacute;pinay-sur-Seine, L&#39;&Icirc;le-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Saint-Ouen-sur-Seine, Stains, Villetaneuse, Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Le Pr&eacute;-Saint-Gervais, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville.</p></div><div id="ftn6"><p><a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftnref6" name="_ftn6" title="">[6]</a>&nbsp;Ahetze, Anglet, Arbonne, Arcangues, Ascain, Bassussarry, Bayonne, Biarritz, Bidart, Biriatou, Boucau, Ciboure, Gu&eacute;thary, Hendaye, Jatxou, Lahonce, Larressore, Mouguerre, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Pierre-d&#39;Irube, Urcuit, Urrugne, Ustaritz et Villefranque.</p></div><div id="ftn7"><p><a href="applewebdata://4472A8D6-6E8E-4E7A-89CF-C0D84BE5D4D4#_ftnref7" name="_ftn7" title="">[7]</a>&nbsp;Application sur tout le territoire pour Le Fontanil-Cornillon, La Tronche, Meylan, Dom&egrave;ne, Murianette, Venon, Gi&egrave;res, Seyssins, Eybens, Poisat, Bresson, Claix, Varces-Alli&egrave;res-et-Risset&nbsp;; application sur une partie du territoire pour Saint-Egr&egrave;ve, Sassenage, Fontaine, Grenoble, Saint-Martin-d&#39;H&egrave;res, Seyssinet-Pariset, Echirolles, Le Pont-de-Claix.</p></div></div>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1174" > <title>Suspension temporaire de MaPrimeRénov’ : un temps d’arrêt pour réorganiser le dispositif</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=1174</link><dc:date>2025-07-01</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p>&Agrave; compter du 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet et jusqu&rsquo;au 15 septembre 2025, le d&eacute;p&ocirc;t des dossiers MaPrimeR&eacute;nov&rsquo; pour les r&eacute;novations &eacute;nerg&eacute;tiques globales individuelles, ainsi que pour les travaux ponctuels d&rsquo;isolation ou de remplacement de chaudi&egrave;res, est suspendu. Les d&eacute;p&ocirc;ts de dossier concernant les copropri&eacute;t&eacute;s ne sont pas concern&eacute;s par cette suspension.</p><p>Les objectifs affich&eacute;s sont de r&eacute;sorber les retards d&rsquo;instruction et faire face aux fraudes importantes constat&eacute;es &ndash; 12 % des dossiers &eacute;tant jug&eacute;s &laquo; suspicieux &raquo; selon &Eacute;ric Lombard, Ministre de l&#39;&Eacute;conomie, des Finances et de la Souverainet&eacute; industrielle et num&eacute;rique.&nbsp;</p><p>Les dossiers d&eacute;pos&eacute;s avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet, s&rsquo;ils ne sont pas frauduleux, seront instruits et pay&eacute;s, avec une acc&eacute;l&eacute;ration du traitement annonc&eacute;e par le Gouvernement.</p><p>Cette pause s&rsquo;accompagne d&rsquo;une concertation nationale, r&eacute;unissant l&rsquo;ensemble des acteurs du secteur, dont l&rsquo;UNPI, pour s&eacute;curiser le cadrage du dispositif pour l&rsquo;avenir.</p><p>Val&eacute;rie L&eacute;tard, Ministre du logement, a tenu &agrave; rassurer : il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une suppression de MaPrimeR&eacute;nov&rsquo; dont le budget est sanctuaris&eacute; &agrave; 3,6 milliards d&rsquo;euros conform&eacute;ment &agrave; la loi de finances&nbsp;pour 2025. Il est m&ecirc;me &eacute;voqu&eacute; d&rsquo;aller plus loin, avec un renfort budg&eacute;taire de plusieurs centaines de millions d&rsquo;euros via les certificats d&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;&eacute;nergie.</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=913" > <title>Strasbourg, un marché en hausse continue.</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=913</link><dc:date>2022-06-29</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p><img alt="" class="img_left" src="https://unpi.org/images/0608934001656492725.jpg" style="height: 267px; width: 400px;" /></p><h2><span style="font-size:22px;"><strong>Salu&eacute;e pour son ouverture &agrave; l&rsquo;international gr&acirc;ce &agrave; sa dimension europ&eacute;enne et transfrontali&egrave;re, la qualit&eacute; de son enseignement sup&eacute;rieur, la richesse de son offre culturelle et sa politique en faveur de la mobilit&eacute; douce, la ville pla&icirc;t aux jeunes m&eacute;nages comme aux familles avec enfants.</strong></span></h2><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" class="img_left" src="https://unpi.org/images/0639272001656494874.jpg" style="height: 200px; width: 150px;" /></p><h3>&ldquo;Les investisseurs doivent raisonner quartier par quartier&rdquo;</h3><p><b>Pour </b><strong>M<sup>e</sup> G&eacute;rard Weber, pr&eacute;sident de l&rsquo;UNPI Grand Est</strong><b> et </b><strong>pr&eacute;sident de la chambre de Strasbourg</strong><b>, les investisseurs ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; scruter les quartiers strasbourgeois en cours ou en attente de r&eacute;habilitation.</b></p><p>&nbsp;</p><p><em><b>Le march&eacute; locatif strasbourgeois est traditionnellement recherch&eacute; dans son centre et son hypercentre. Les investisseurs ont-ils int&eacute;r&ecirc;t &agrave; se focaliser sur ces deux zones&thinsp;?</b></em><br />M<sup>e</sup> G&eacute;rard Weber, pr&eacute;sident de l&rsquo;UNPI Grand Est, pr&eacute;sident de la chambre de Strasbourg&thinsp;: Commen&ccedil;ons par envoyer un bon signal aux investisseurs, les loyers sont globalement soutenus &agrave; Strasbourg car la demande est constante et le march&eacute; tendu&thinsp;! L&rsquo;hypercentre constitue un march&eacute; bien sp&eacute;cifique, en effet assez tendu. Cette zone, appel&eacute;e la Grande-Ile, est encercl&eacute;e par les deux bras de l&rsquo;Ill. C&rsquo;est sur le plan historique le quartier le plus int&eacute;ressant de la ville. Il est c&eacute;l&egrave;bre pour la noblesse de ses immeubles aux alentours de la cath&eacute;drale et dans les secteurs aux b&acirc;timents, pur XVIIIᵉ&nbsp;si&egrave;cle, sauvegard&eacute;s, sans oublier les charmes de la Petite France, avec ses canaux et ses maisons &agrave; colombage. Les loyers y sont les plus &eacute;lev&eacute;s de l&rsquo;agglom&eacute;ration, avec une moyenne de 10,70 &euro;/m&sup2; selon le dernier Observatoire local des loyers du Bas-Rhin (tableau ci-contre, NDLR). Mais la rentabilit&eacute; n&rsquo;est pas forc&eacute;ment la plus int&eacute;ressante, car le prix moyen &agrave; l&rsquo;achat s&rsquo;&eacute;tabli en moyenne autour de 7&thinsp;000 &euro;/m&sup2;, m&ecirc;me si ces prix doivent &ecirc;tre affin&eacute;s d&rsquo;une rue et d&rsquo;un immeuble &agrave; l&rsquo;autre et varient selon l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;immeuble et de son &eacute;ventuelle r&eacute;novation. Pour les investisseurs, un int&eacute;ressant march&eacute; de report se trouve avec la Neustadt, l&rsquo;ancien quartier allemand aux tr&egrave;s beaux immeubles 1900, dont les loyers sont l&eacute;g&egrave;rement inf&eacute;rieurs, &agrave; 10,50 &euro;/m&sup2;, pour des prix d&rsquo;achat nettement moins &eacute;lev&eacute;s. Ce quartier pr&eacute;sente par ailleurs un avantage aux yeux de certains locataires, car il est plus facile d&rsquo;y circuler en voiture et de s&rsquo;y garer que dans l&rsquo;hypercentre.</p><p><em><b>O&ugrave; se situent les opportunit&eacute;s pour les investisseurs&thinsp;?</b></em><br />Le quartier de la Gare, qui n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; quelques minutes du centre historique, de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;Ill, fait figure de parent pauvre, avec ses immeubles rarement restaur&eacute;s et son manque de commerces de qualit&eacute;. Les investisseurs peuvent avoir int&eacute;r&ecirc;t &agrave; jeter un &oelig;il sur les immeubles n&eacute;cessitant une r&eacute;novation, car la demande est telle &agrave; Strasbourg que ce quartier finira bien par remonter et redevenir attractif. En revanche, attention &agrave; surveiller le projet de l&rsquo;ex&eacute;cutif m&eacute;tropolitain de mise en place d&rsquo;une autorisation pr&eacute;alable &agrave; la location dans ce quartier. Ce dispositif est pr&eacute;vu par la loi ALUR afin de lutter contre les marchands de sommeil mettant en location des logements v&eacute;tustes. Si l&rsquo;intention est louable, il faut s&rsquo;assurer que les contr&ocirc;les se fassent avec objectivit&eacute;.</p><p><img alt="" class="img_left" src="https://unpi.org/images/0971461001656494513.jpg" style="height: 464px; width: 600px; float: left;" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><em><b>Il semble que certains quartiers de Strasbourg contiennent encore de trop nombreuses passoires thermiques. Est-ce r&eacute;ellement le cas&thinsp;?</b></em><br />S&rsquo;il existe autant de logements consid&eacute;r&eacute;s comme des passoires thermiques, c&rsquo;est parce que leurs propri&eacute;taires, qu&rsquo;ils soient occupants ou bailleurs, n&rsquo;ont tout simplement pas les moyens de financer leur r&eacute;novation. Au-del&agrave; de ce qu&rsquo;il implique comme cons&eacute;quences sur le plan administratif, un classement DPE F ou G se traduit au quotidien pour les occupants par un inconfort g&eacute;n&eacute;ral, une chaleur excessive en &eacute;t&eacute;, du froid en hiver et des factures &eacute;nerg&eacute;tiques &eacute;lev&eacute;es. Ce que personne ne souhaite&thinsp;! Et pour les propri&eacute;taires, il engendre une d&eacute;pr&eacute;ciation de la valeur de leur bien avec l&rsquo;interdiction de le mettre en location &agrave; partir de 2023. C&rsquo;est &agrave; ce titre que des quartiers comme celui de la Gare, autour de la place de la Porte Blanche, du boulevard de Metz et du boulevard de Nancy, voient arriver &agrave; la vente des immeubles entiers en monopropri&eacute;t&eacute;. Ceux-ci peuvent constituer d&rsquo;int&eacute;ressants dossiers pour des investisseurs aux reins solides. Le cas de figure est un peu diff&eacute;rent &agrave; Koenigshoffen, un quartier ancien &agrave; l&rsquo;ouest de la Gare, o&ugrave; les propri&eacute;taires n&rsquo;ont g&eacute;n&eacute;ralement pas les moyens de r&eacute;nover tandis que les locataires n&rsquo;ont pas les moyens d&rsquo;acheter. R&eacute;sultat le march&eacute; appara&icirc;t actuellement comme gel&eacute;. Il para&icirc;t dans ces conditions plus int&eacute;ressant pour les investisseurs de se diriger vers la deuxi&egrave;me couronne, o&ugrave; l&rsquo;on trouve des logements &agrave; r&eacute;nover pour 2&thinsp;000 &agrave; 2&thinsp;500 &euro;/m&sup2;.</p><p><em><b>Qu&rsquo;en est-il du march&eacute; du neuf&thinsp;?</b></em><br />&Agrave; Strasbourg, le march&eacute; du neuf est essentiellement un march&eacute; d&rsquo;investisseur. Avec de nombreux programmes de grande qualit&eacute; entre la place de la Bourse, le Parc de l&rsquo;&Eacute;toile et la fronti&egrave;re allemande, sur d&rsquo;anciennes friches industrielles transform&eacute;es en habitation. Dans le centre, les d&eacute;veloppements restent rares par manque de foncier disponible.</p><p><em><b>La hausse du prix au m<sup>2</sup> depuis 2020, notamment dans le centre, ne peut-elle faire craindre une part de sp&eacute;culation&thinsp;?</b></em><br />La transformation par Bouygues Immobilier de l&rsquo;h&ocirc;tel des postes historique dans le quartier de la Neustadt a fait couler beaucoup d&rsquo;encre. Ce b&acirc;timent achev&eacute; en 1899 alors que l&rsquo;Alsace &eacute;tait annex&eacute;e accueillera d&rsquo;ici l&rsquo;ann&eacute;e prochaine des logements r&eacute;sidentiels, des bureaux, une r&eacute;sidence senior, une brasserie et un bureau de poste. Ce qui en soi est plut&ocirc;t positif. En revanche je m&rsquo;&eacute;tonne de constater que les plus beaux appartements ont &eacute;t&eacute; vendus au-del&agrave; de 10&thinsp;000 &euro;/m&sup2;, sans balcon ni terrasse, avec des pi&egrave;ces de vie qui &agrave; l&rsquo;origine n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; con&ccedil;ues pour servir d&rsquo;habitation. Les acheteurs, dont beaucoup sont des investisseurs, ne peuvent s&rsquo;attendre &agrave; aucune rentabilit&eacute; avec de tels prix. Mais peut-&ecirc;tre est-ce le r&eacute;sultat d&rsquo;une approche essentiellement bobo, cette adresse permettant de se rendre dans le centre historique de Strasbourg &agrave; pied ou &agrave; v&eacute;lo&hellip;</p><p><em><b>Quels conseils donner aux investisseurs potentiels&thinsp;?</b></em><br />Il est capital que le ou les biens qu&rsquo;ils envisagent d&rsquo;acheter soient situ&eacute;s pr&egrave;s d&rsquo;une ligne de tramway. Strasbourg dans son ensemble se positionne clairement comme une ville pi&eacute;tonne, o&ugrave; les transports en commun et les circulations douces sont privil&eacute;gi&eacute;s. Ce qui engendre parfois des effets pervers, avec le d&eacute;veloppement de nombreuses zones commerciales en p&eacute;riph&eacute;rie, &agrave; destination d&rsquo;une client&egrave;le familiale ayant besoin d&rsquo;une voiture pour se ravitailler. Il est &agrave; noter que, par un paradoxe de l&rsquo;Histoire, nous sommes encore tr&egrave;s loin de l&rsquo;&eacute;tendue du r&eacute;seau de tram tel qu&rsquo;il existait avant-Guerre, avec des lignes qui allaient jusqu&rsquo;au fond des campagnes&hellip; Un autre conseil &agrave; donner aux investisseurs est qu&rsquo;ils observent de pr&egrave;s l&rsquo;ouverture et la fermeture des commerces, quartier par quartier. La place Kl&eacute;ber a ainsi chut&eacute; sur le plan de la qualit&eacute; avec l&rsquo;arriv&eacute;e du tramway place de l&rsquo;Homme de Fer, ce qui a entra&icirc;n&eacute; un changement total de sa client&egrave;le habituelle. Autre exemple, le quai des Bateliers, en face du ch&acirc;teau des Rohan, a vu ses commerces changer lorsqu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; pi&eacute;tonnis&eacute;. Ce quai est devenu un rendez-vous touristique majeur, il est vrai qu&rsquo;il est tr&egrave;s agr&eacute;able de s&rsquo;y promener. Mais nos adh&eacute;rents se plaignent d&eacute;sormais des nuisances sonores, ce qui est g&eacute;n&eacute;ralement mauvais signe sur le plan immobilier</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=693" > <title>Narbonne, un marché dynamique et accessible</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=693</link><dc:date>2020-07-21</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><img alt="" class="image_arrondi" src="https://unpi.org/images/0512568001595342416.jpg" /></h2><p><strong>Sous r&eacute;serve de modification l&eacute;gislative, r&eacute;glementaire ou jurisprudentielle.&nbsp;</strong></p><hr /><h2>A proximit&eacute; de la mer, Narbonne n&rsquo;a cess&eacute; de grandir depuis plus de 20 ans, en m&ecirc;me temps que des &eacute;quipements et infrastructures ont ajout&eacute; &agrave; son attractivit&eacute;. Son march&eacute; de l&rsquo;immobilier d&rsquo;un tr&egrave;s bon rapport qualit&eacute;-prix est l&rsquo;un des plus actifs de la r&eacute;gion. Les prix restent stables dans l&rsquo;ancien. Ils fl&eacute;chissent l&eacute;g&egrave;rement dans le neuf avec une production en baisse au premier trimestre 2020.</h2><p>Ville agr&eacute;able de 55 000 &acirc;mes, tout pr&egrave;s de la mer, la sous-pr&eacute;fecture audoise accueille depuis dix ans, une moyenne de 1000 nouveaux habitants par an. Son solde migratoire est ainsi, le plus fort de la r&eacute;gion (+1,2 en moyenne par an) devant Montpellier (+ 1 %) et Montauban (+ 1%). Le march&eacute; immobilier b&eacute;n&eacute;ficie de fait d&rsquo;une dynamique positive et constante depuis plusieurs ann&eacute;es. Les r&eacute;sidences principales repr&eacute;sentant pr&egrave;s de 53 % des logements. &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;h&eacute;liotropisme fonctionne &agrave; plein &agrave; Narbonne qui a tous les avantages d&rsquo;une grande ville, sans les inconv&eacute;nients&nbsp;</em>&raquo;, note Christophe F&uuml;tterer, pr&eacute;sident de la Fnaim Aude. Les grosses infrastructures comme Narbonne Ar&eacute;na inaugur&eacute; fin 2019, et Narbo Via, le mus&eacute;e de la Romanit&eacute; qui ouvre fin 2020, rehaussent encore son attractivit&eacute;. &laquo;<em>&nbsp;Nous avons des &eacute;quipements dignes d&rsquo;une ville de 200 000 habitants</em>&nbsp;&raquo;, se f&eacute;licite M. F&uuml;tterer. A la crois&eacute;e des trois grandes m&eacute;tropoles &ndash; Barcelone, Montpellier et Toulouse &ndash; l&rsquo;antique Narbo Martius est aussi la ville centre du Grand Narbonne, 5<sup>e</sup> communaut&eacute; d&rsquo;agglom&eacute;ration d&rsquo;Occitanie (127 000 habitants, 37 communes) dont elle repr&eacute;sente &agrave; elle seule 43 % de la population.</p><h3><strong>L&rsquo;ancien, dynamique &agrave; prix stables</strong></h3><p>La p&eacute;riode de confinement a pu mettre les projets en stand-by, mais le march&eacute; de l&rsquo;ancien a renou&eacute; avec sa dynamique habituelle, d&egrave;s le 11 mai. &laquo;&nbsp;<em>Nous avons re&ccedil;u une client&egrave;le physique, locale, jusqu&rsquo;au 1<sup>er</sup> juin, vu la limite des 100 km, depuis elle est redevenue plus exog&egrave;ne&nbsp;</em>&raquo;, r&eacute;sume Fr&eacute;d&eacute;ric Malquier, directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;agence du Soleil, &agrave; Narbonne. &laquo;<em>&nbsp;La r&eacute;gion toulousaine fournit un tiers des acqu&eacute;reurs </em>&raquo;, pr&eacute;cise-t-il. Selon lui, le taux de conversion des projets est meilleur qu&rsquo;avant le confinement&nbsp;: au 1<sup>er</sup> trimestre, un client sur quatre entrait en agence pour concr&eacute;tiser, actuellement c&rsquo;est un sur 3. Plus globalement, le march&eacute; est, en grande partie, r&eacute;alis&eacute; par des seniors (les + de 60 ans repr&eacute;sentent pr&egrave;s de 29 % de la population) dans une ville dont le revenu m&eacute;dian disponible (17 875 &euro;) est l&rsquo;un des plus haut de l&rsquo;ex Languedoc-Roussillon (apr&egrave;s Montpellier et devant B&eacute;ziers). &laquo;&nbsp;<em>Selon un palmar&egrave;s &eacute;tabli l&rsquo;an dernier par le Figaro, Narbonne figure &agrave; la 8<sup>e</sup> place des villes qui attirent le plus de retrait&eacute;s&nbsp;</em>&raquo;, note l&rsquo;agent immobilier. Ils trouvent ici et dans les villages environnants des prix plut&ocirc;t stables et abordables.&nbsp;</p><p>&laquo;&nbsp;<em>Le m&sup2; moyen intra muros se maintient autour de 2000 &euro; avec de grosses variations selon l&rsquo;emplacement ou le quartier, </em>&raquo;, indique Christophe F&uuml;tterer. &laquo;&nbsp;<em>On trouve aussi &agrave; r&eacute;nover en ville &agrave; moins de 1000 &euro; le m&sup2;&nbsp;&raquo;,</em> pr&eacute;cise-t-il.&nbsp;Les prix pratiqu&eacute;s ici permettent de s&rsquo;offrir 35 % &agrave; 40 % de surface en plus qu&rsquo;&agrave; Montpellier ou &agrave; Toulouse. Quartier EDF ou quai Victor Hugo par exemple. &laquo;&nbsp;<em>Pour un T3 dans ces villes on a un T4 ici&nbsp;</em>&raquo;, r&eacute;sume Fr&eacute;d&eacute;ric Malquier. Toutefois, certains biens anciens peuvent monter haut en prix, dans des quartiers tr&egrave;s pris&eacute;s du centre ville, comme les quais de la Robine, entre les Barques et le Th&eacute;&acirc;tre. Un appartement de 100 &agrave; 120 m&sup2; au dernier &eacute;tage d&rsquo;un immeuble de type haussmannien, avec vue sur les quais, peut co&ucirc;ter autour de 3000 &euro; voire 3200 &euro; le m&sup2;. &laquo;&nbsp;<em>Ces prix aussi sont en stabilisation&nbsp;</em>&raquo;, indique l&rsquo;agent immobilier. Ils n&rsquo;ont pas beaucoup vari&eacute; depuis dix ans.</p><p>Dans ce centre ville tr&egrave;s &eacute;tendu, les maisons sont les biens les plus convoit&eacute;s mais il y en a peu &agrave; vendre. Quand il y en a sur le march&eacute;, il faut compter entre 150 000 &euro; et 200 000 &euro;, pour une surface de 75 m&sup2; &agrave; 90 m&sup2;. Sur les collines, par exemple. &laquo;&nbsp;<em>Les maisons de 92 m&sup2; sur un petit terrain de 180 m2 autour de 195 000 &euro; sont des produits qui marchent bien mais ils ne sont pas pl&eacute;thoriques </em>&raquo;, indique Christophe F&uuml;tterer.</p><p>Le march&eacute; est d&rsquo;autant plus actif que les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sont toujours tr&egrave;s bas, malgr&eacute; une tendance tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;rement haussi&egrave;re. &laquo; <em>Les bons dossiers peuvent pr&eacute;tendre &agrave; 0,8 % sur 10 ans et de 1,2 &agrave; 1,4 % sur 20 ans&nbsp;</em>&raquo;, indique Fr&eacute;d&eacute;ric Malquier. Et surtout, le moral est pr&eacute;sent. &laquo;&nbsp;<em>Les acheteurs ont bien &eacute;tudi&eacute; leur projet, ils ont visit&eacute; leur logement en mode virtuel en attendant la fin du confinement pour passer &agrave; l&rsquo;acte.&nbsp;</em>&raquo; Cette p&eacute;riode de claustration a eu pour corollaire une hausse de 25 % des demandes de maisons dont les superficies elles-m&ecirc;mes augmentent (+ 114 % &agrave; + 155 %) et avec un ext&eacute;rieur lui aussi plut&ocirc;t grand. Ils en trouvent dans la premi&egrave;re ceinture autour de Narbonne. Des biens de 120 m&sup2; sur des terrains de 500 &agrave; 600 m2 qui se n&eacute;gocient g&eacute;n&eacute;ralement entre 250 000&euro; et 300 000 &euro;. Prix que l&rsquo;on trouve aussi dans les beaux quartiers de Narbonne. Plus on s&rsquo;&eacute;loigne, bien s&ucirc;r, et plus les prix baissent. Dans les villages demand&eacute;s, comme Bizanet, Ornaisons, ou N&eacute;vian, au nord de Narbonne, le m2 d&rsquo;une belle maison peut se n&eacute;gocier autour de 1800 &euro; et dans des communes &eacute;loign&eacute;es de 15 km &agrave; 20 km, autour de 1600 &euro; le m2. &laquo;&nbsp;<em>Il y a une vraie demande pour ces biens qui co&ucirc;tent moins cher, avec des terrains plus grands&nbsp;</em>&raquo;, constate Christophe F&uuml;tterer. Notamment de la part des primo-acc&eacute;dants qui cherchent &agrave; loger leur famille avec des espaces qu&rsquo;ils ne trouvent pas &agrave; Narbonne. La fiscalit&eacute; aussi, y est moins &eacute;lev&eacute;e.</p><h3><strong>Sur le littoral</strong></h3><p>Le littoral, &agrave; 12 km, est l&rsquo;un des march&eacute;s les plus dynamiques. Les trois stations baln&eacute;aires de Narbonne - Narbonne-Plage, Gruissan et Saint-Pierre-la-Mer &ndash;&nbsp; ont vu les demandes bondir depuis le d&eacute;confinement. &laquo;&nbsp;<em>Beaucoup d&rsquo;acqu&eacute;reurs cherchent une r&eacute;sidence secondaire mais la demande de r&eacute;sidences principales&nbsp;dans de l&rsquo;ancien r&eacute;cent y est tr&egrave;s r&eacute;guli&egrave;re </em>&raquo;, note Christophe F&uuml;tterer qui g&egrave;re l&#39;agence F&uuml;tterer Property Immobilier &agrave; Narbonne-Plage. Ici, le budget moyen pour une petite maison de 70 ou 75 m&sup2; sur la plage tourne autour de 200 000 &euro;. De m&ecirc;me pour un appartement (60 &agrave; 70 m&sup2;) de 10 &agrave; 15 ans, habitable &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e. Gruissan &eacute;tant la station la plus ch&egrave;re des trois. Et sur ce littoral dont la population est en augmentation constante, le march&eacute; se pr&ecirc;te bien &agrave; la location et les prix n&rsquo;y sont pas &eacute;lev&eacute;s. &laquo;&nbsp;<em>Un logement de taille moyenne se loue 9 &euro; / m&sup2; / mois et il faut compter 10 &agrave; 11 &euro; pour un studio ou un petit 2 pi&egrave;ces&nbsp;</em>&raquo;, indique Christophe F&uuml;tterer.</p><p>Parmi la client&egrave;le, le plus souvent senior, beaucoup cherchent des biens r&eacute;cents, sinon neufs, en r&eacute;sidence principale. Ce march&eacute; de la construction se d&eacute;veloppe &agrave; rythme mesur&eacute; sur le littoral et sans gros &eacute;carts de prix avec l&rsquo;ancien bien entretenu. En mars, le groupe SM Promotion, promoteur local, a par exemple livr&eacute; &agrave; Narbonne-Plage, &agrave; 100 m de la mer, un immeuble qui s&rsquo;est tr&egrave;s bien vendu, &agrave; 3000 &euro; le m&sup2; moyen. Un autre va &ecirc;tre construit tout &agrave; c&ocirc;t&eacute;, dans deux ans. Et &agrave; Gruissan, dans trois ans, un vaste &eacute;co-quartier de pr&egrave;s de 800&nbsp; logements devrait &ecirc;tre lanc&eacute;. &laquo;&nbsp;<em>Ce littoral est le moins cher de France, en rapport qualit&eacute;/prix&nbsp;&raquo;</em>, indique Julien Sangalli,&nbsp; directeur associ&eacute; du Groupe SM Promotion. Avec une vue mer, le m2 peut atteindre 3500 &euro;.</p><h3><strong>March&eacute; actif dans le neuf</strong></h3><p>Ce march&eacute; du neuf a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s actif &agrave; Narbonne qui a vu de nombreux logements collectifs sortir de terre ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Notamment quartier Gare et le long du Canal de la Robine, quai d&rsquo;Alsace jusqu&rsquo;&agrave; la route de Cuxac. Les prix d&eacute;marrent ici &agrave; 2700 &euro; le m&sup2;, le haut de gamme pouvant atteindre 3500 &euro; voire 4000 &euro; le m&sup2;. &laquo;&nbsp;<em>Narbonne est un march&eacute; d&rsquo;accession. Il n&rsquo;y a plus de dispositif de d&eacute;fiscalisation depuis que la ville est pass&eacute;e de zone B2 &agrave; zone C&nbsp;</em>&raquo;, indique Julien Sangalli dont le groupe commercialise actuellement 150 logements intra muros. &laquo;&nbsp;<em>Certains produits d&rsquo;exception avec vaste terrasse ou jardin suspendu trouvent preneur &agrave; 700 000 &euro;.&nbsp;</em>&raquo;</p><p>Une part de cette client&egrave;le, secondo-acc&eacute;dante, a vendu sa maison de village et s&rsquo;installe en ville pour tout faire &agrave; pied. Le quartier qui s&rsquo;esquisse pr&egrave;s du Mus&eacute;e de la Romanit&eacute;, par exemple, pr&eacute;voit 1000 logements &agrave; terme. &laquo;&nbsp;<em>En vente assise comme en vente r&eacute;seau les investisseurs, de proximit&eacute;, ne repr&eacute;sentent d&eacute;sormais que 20 % des clients.&nbsp;</em>&raquo; Dans un contexte &eacute;conomique incertain, ils pr&eacute;f&egrave;rent investir dans la pierre plut&ocirc;t que de laisser leurs liquidit&eacute;s en banque. Ceux qui cherchent &agrave; b&acirc;tir trouvent des parcelles de 300 m&sup2;. Elles se vendent en ce moment, 250&nbsp;&euro; le m&sup2;.</p><h3><strong>Ma&icirc;tre Marie-Luce Cabrolier-Lichi&egrave;re, pr&eacute;sidente de la Chambre des notaires de l&#39;Aude</strong></h3><div class="fond_gris">&laquo;&nbsp;<em>Nous avons connu un bon premier trimestre jusqu&rsquo;au confinement durant lequel les ventes n&rsquo;ont pas pu se signer. Il y a depuis un ph&eacute;nom&egrave;ne de rattrapage et ce sont les maisons avec ext&eacute;rieur qui se vendent le plus au d&eacute;triment des appartements avec balcon et des maisons sans jardin. Et les n&eacute;gociations de prix, s&rsquo;il y a, ne d&eacute;passent pas 5 %. A Narbonne, entre avril 2019 et mars 2020, les appartements anciens avaient augment&eacute; de 10,7 % (1830 &euro; le m&sup2; moyen) et le neuf a dans le m&ecirc;me temps baiss&eacute; de 4,5 % (3100 &euro; le m&sup2;<a name="Bookmark"></a> moyen). On voit aussi certains propri&eacute;taires retirer de la vente des biens au-del&agrave; de 500 000 &euro;. Et l&rsquo;augmentation des taux de 0,2 % &agrave; 0,5 % qui pointe pourrait avoir une incidence sur les projets de jeunes couples primo-acc&eacute;dants dont les situations ne seraient pas parfaitement stables. Le d&eacute;veloppement du t&eacute;l&eacute;travail, lui, pourrait g&eacute;n&eacute;rer un nouveau march&eacute;, c&rsquo;est en tout cas une piste &agrave; explorer.&nbsp;</em>&raquo;</div><h4><strong>Exemples de prix moyen dans les villages</strong></h4><h4><strong>Gruissan</strong></h4><p>Appartements anciens&nbsp;: 2510 &euro; / m&sup2; (+ 0,9 %) Maisons anciennes&nbsp;: 1410 &euro; / m&sup2; (+1,9 %)</p><h4><strong>L&eacute;zignan</strong></h4><p>Maisons anciennes&nbsp;: 1270 &euro; / m&sup2; (-9,2 %)</p><h3><strong>3 questions &agrave; Claudine Llauro, pr&eacute;sidente UNPI66 et temporairement 11</strong></h3><blockquote><h4><img alt="" class="img_left" src="https://unpi.org/images/0517472001595342416.jpg" style="height: 188px; width: 150px;" /><strong>Quelles sont les difficult&eacute;s de ce march&eacute;&nbsp;?</strong></h4><p>La fiscalit&eacute; ne recule pas, elle progresse plut&ocirc;t. Et il y a aussi beaucoup de contraintes sur les r&eacute;novations et de nombreux diagnostics demand&eacute;s. Or, les acheteurs n&rsquo;ont pas tous 30 000 &euro; &agrave; consacrer &agrave; la r&eacute;novation d&rsquo;un habitat &eacute;nergivore. Ils essaient de mettre &agrave; jour l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, le chauffage et les menuiseries des fen&ecirc;tres. De fait on trouve des logements vacants (pr&egrave;s de 6 % du parc de logements) dans certains c&oelig;urs de ville et de grosses diff&eacute;rences entre l&rsquo;attractivit&eacute; des villes centres et celle des villages. Et ces biens vacants peuvent paradoxalement avoir du mal &agrave; se louer.</p><h4><strong>Qui porte ce march&eacute;&nbsp;?</strong></h4><p>Il est tr&egrave;s variable selon les communes. Mais beaucoup d&rsquo;acheteurs, pr&eacute; retrait&eacute;s et jeunes seniors, viennent prospecter ici pour acheter une r&eacute;sidence secondaire (41,4 % des logements) dont ils feront leur lieu de vie principal, le moment venu. En attendant certains peuvent louer leur bien &agrave; des vacanciers lorsqu&rsquo;ils n&rsquo;y sont pas. Beaucoup de jeunes travaillant &agrave; Narbonne cherchent &agrave; vivre dans les villages du littoral, et c&rsquo;est un march&eacute; porteur pour les propri&eacute;taires qui ont des appartements voire une petite maison &agrave; louer.</p><h4><strong>Le littoral est aussi un march&eacute; touristique</strong></h4><p>Nous travaillons actuellement &agrave; une accr&eacute;ditation pour les meubl&eacute;s de tourisme qui permet une d&eacute;fiscalisation de 71 % de la totalit&eacute; des loyers. Ce serait nouveau ici. Et cela permettrait de contr&ocirc;ler ce qui se loue dans nos r&eacute;gions. Pour Narbonne qui est sur une zone touristique o&ugrave; de plus en plus de personnes louent sur des week-ends ou des s&eacute;jours courte dur&eacute;e, ce serait un atout pour ceux qui n&rsquo;arrivent pas &agrave; louer leur bien &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e. Le Airbnb pr&eacute;sente moins de contraintes qu&rsquo;une location &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e.</p></blockquote><p><strong>Myriem Lahidely</strong></p><p><strong>Source :&nbsp;</strong><em>25 millions de propri&eacute;taires</em>&nbsp;&bull; N&deg;juillet-ao&ucirc;t 2019</p><hr /><p style="text-align: center;"><a class="bout_rouge" href="https://unpi.org/fr/4/5/revue-25-millions.html" target="_blank">Abonnez-vous au&nbsp;magazine<br />25 Millions de Propri&eacute;taires</a></p><h3>Pour :</h3><ul>	<li>G&eacute;rer au mieux votre patrimoine ;</li>	<li>Prot&eacute;ger vos int&eacute;r&ecirc;ts priv&eacute;s ; &nbsp;</li>	<li>B&eacute;n&eacute;ficier de conseils pratiques</li></ul>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=455" > <title>Recherche d'un locataire, garanties... : habitudes des propriétaires </title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=455</link><dc:date>2019-07-22</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p><img alt="" class="img_right" src="https://unpi.org/images/0447878001563796755.jpg" style="height: 452px; width: 300px;" />L&rsquo;Agence nationale pour l&rsquo;information sur le logement a publi&eacute; en juin 2019 une enqu&ecirc;te sur les &laquo;&nbsp;<em>pratiques et app&eacute;tences&nbsp;</em>&raquo; des propri&eacute;taires au moment de louer leur bien et de se pr&eacute;munir contre le risque d&rsquo;impay&eacute;s (1).<br />Cette enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e &agrave; partir de questionnaires propos&eacute;s de juin &agrave; septembre 2018 &agrave; plus de 2.400 propri&eacute;taires bailleurs venus consulter une ADIL (2).<br />M&ecirc;me si le public sond&eacute; peut ne pas refl&eacute;ter l&rsquo;ensemble des propri&eacute;taires (l&rsquo;enqu&ecirc;te est sous-titr&eacute;e &laquo;&nbsp;<em>pratiques et app&eacute;tences des bailleurs ayant consult&eacute; une ADIL </em>&raquo;), ses r&eacute;sultats renseignent utilement sur&nbsp;les habitudes des propri&eacute;taires en terme de recherche et s&eacute;lection des locataires (<strong>A</strong>) comme de recours &agrave; une garantie (<strong>B</strong>).<br />Enfin, ils soulignent l&rsquo;impopularit&eacute; d&rsquo;un dispositif de s&eacute;curisation globale qui priverait les propri&eacute;taires de la facult&eacute; de choisir leur locataire ou le montant du loyer (<b>C</b>).</p><h2><strong>A) Recherche et s&eacute;lection des locataires</strong></h2><p>Selon l&rsquo;enqu&ecirc;te de l&rsquo;ANIL, la moiti&eacute; des propri&eacute;taires recherchent un locataire en postant une annonce sur internet (chiffre en augmentation).<br /><span style="color:#B22222;"><strong>42 % des propri&eacute;taires font plut&ocirc;t jouer leurs relations et le bouche &agrave; oreille, ce chiffre atteignant presque 50 % en zone tendue.</strong></span><br />Seuls 13 % des propri&eacute;taires ayant consult&eacute; une ADIL font appel &agrave; une agence pour trouver un locataire.</p><p>La solvabilit&eacute; du candidat locataire est &eacute;videmment un crit&egrave;re de choix pour quasiment tous les propri&eacute;taires. Ce n&rsquo;est cependant pas un crit&egrave;re imp&eacute;ratif pour 50 % des propri&eacute;taires interrog&eacute;s. Lorsque le locataire n&rsquo;a pas de revenus fixes, le propri&eacute;taire se contente le plus souvent de la fourniture d&rsquo;une caution (une caution est par exemple demand&eacute;e dans 66 % des locations &agrave; un &eacute;tudiant).<br /><br /><span style="color:#B22222;"><strong>Si les agences immobili&egrave;res sont plut&ocirc;t intraitables sur les crit&egrave;res de solvabilit&eacute;, les propri&eacute;taires louant sans interm&eacute;diaire accordent de l&rsquo;importance &agrave; des crit&egrave;res plus subjectifs.</strong></span><br />50 % des propri&eacute;taires font ainsi de la &laquo;&nbsp;bonne impression&nbsp;&raquo; produite par le candidat locataire un crit&egrave;re imp&eacute;ratif. Le contrat de location est assur&eacute;ment un contrat <em>intuitu personae</em>, c&rsquo;est-&agrave;-dire un contrat conclu en consid&eacute;ration de la personne.</p><p>Plus g&eacute;n&eacute;ralement, l&rsquo;ANIL note que les exigences des propri&eacute;taires sont plus fortes s&rsquo;agissant d&rsquo;un propri&eacute;taire d&rsquo;un seul bien locatif que concernant un propri&eacute;taire de plusieurs biens, ce dernier pouvant, entre autres, &laquo;&nbsp;diluer&nbsp;&raquo; le risque d&rsquo;impay&eacute;s.</p><h2><strong>B) Recours &agrave; une garantie contre le risque d&rsquo;impay&eacute;s</strong></h2><p><strong><span style="color:#B22222;">L&rsquo;enqu&ecirc;te r&eacute;v&egrave;le que deux tiers des propri&eacute;taires couvrent le risque d&rsquo;impay&eacute;s via un instrument d&eacute;di&eacute;.<br />47 % des propri&eacute;taires ont recours &agrave; un engagement de caution (chiffre stable). </span></strong><br />Ce succ&egrave;s s&rsquo;explique avant tout par la simplicit&eacute; de sa mise en place. La caution personnelle est &eacute;galement con&ccedil;ue comme un instrument de responsabilisation via le &laquo;&nbsp;<em>contr&ocirc;le social</em>&nbsp;&raquo;. Selon les mots d&rsquo;un couple de propri&eacute;taires retrait&eacute;s cit&eacute;s par l&rsquo;enqu&ecirc;te, &laquo;&nbsp;<em>cela oblige le locataire &agrave; se dire attention, j&rsquo;ai mes parents derri&egrave;re moi</em>&nbsp;&raquo;. Les propri&eacute;taires appr&eacute;cient &eacute;galement de pouvoir compter sur la &laquo;&nbsp;<em>solidarit&eacute; familiale</em>&nbsp;&raquo; en cas de coup dur. Pr&eacute;cisons que &laquo;&nbsp;<em>cette solidarit&eacute;&nbsp; familiale&nbsp; semble&nbsp; souvent&nbsp; entendue&nbsp; par&nbsp; les&nbsp; bailleurs&nbsp; comme&nbsp; une solidarit&eacute;&nbsp; interg&eacute;n&eacute;rationnelle,&nbsp; entre&nbsp; parents&nbsp; cautions&nbsp; et&nbsp; enfants&nbsp; locataires.&nbsp; En&nbsp; effet,&nbsp; 72%&nbsp; des&nbsp; bailleurs&nbsp; dont&nbsp; le locataire est &eacute;tudiant demandent une caution d&rsquo;une personne physique, tandis que 24% des bailleurs logeant des m&eacute;nages&nbsp; retrait&eacute;s&nbsp; ont&nbsp; recours&nbsp; &agrave;&nbsp; ce&nbsp; m&eacute;canisme&nbsp;</em>&raquo;.</p><p>Loin derri&egrave;re, une assurance &laquo;&nbsp;loyers impay&eacute;s&nbsp;&raquo; est souscrite par 14 % des propri&eacute;taires interrog&eacute;s. Le plus souvent, elle est souscrite sur proposition d&rsquo;une agence immobili&egrave;re (42 % des bailleurs pratiquant la gestion d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e souscrivent une GLI).</p><p>Lors de l&rsquo;enqu&ecirc;te r&eacute;alis&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2018, seuls 3 % des propri&eacute;taires avaient recours &agrave; la garantie VISALE. Si sa mise en place est facilit&eacute;e, l&rsquo;ANIL souligne la garantie VISALE est encore peu connue, tandis que la force des habitudes maintient le recours aux cautions &agrave; un niveau &eacute;lev&eacute;.</p><p>Un tiers des propri&eacute;taires interrog&eacute;s ont d&eacute;clar&eacute; louer un logement sans y associer une garantie (ce chiffre atteint 40 % chez les propri&eacute;taires louant en direct et tombe &agrave; 15 % en cas de gestion d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e). Le plus souvent, les propri&eacute;taires sond&eacute;s motivent cette absence de garantie soit par le fait que le &laquo;&nbsp;bon dossier&nbsp;&raquo; de leur locataire rend &ndash; de leur point de vue &ndash; superflue une garantie, soit par le surplus de complexit&eacute; que la mise en place d&rsquo;une garantie implique, soit par l&rsquo;impossibilit&eacute; de souscrire par exemple une garantie &laquo;&nbsp;loyers impay&eacute;s&nbsp;&raquo; (faute pour le locataire de rentrer dans les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; requis).<br />Plus largement, des propri&eacute;taires rechignent, face &agrave; certains publics (les locataires &acirc;g&eacute;s en particulier) &agrave; exiger une garantie ou craignent que la formalisation du risque d&rsquo;impay&eacute;s soit &laquo;&nbsp;<em>per&ccedil;ue comme faussant la relation de confiance &eacute;tablie avec le locataire</em>&nbsp;&raquo;.<br />N&eacute;anmoins, les exigences de garantie restent toujours &eacute;lev&eacute;es en zone &laquo;&nbsp;tendue&nbsp;&raquo; (seuls 11 % des bailleurs y louent leur bien sans garantie).</p><h2><strong>C) Contre un dispositif de s&eacute;curisation au prix du libre choix du locataire et du loyer</strong></h2><p>L&rsquo;ANIL a saisi l&rsquo;occasion de son enqu&ecirc;te pour sonder l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des propri&eacute;taires pour ce qu&rsquo;elle appelle un &laquo;&nbsp;<em>dispositif global de s&eacute;curisation</em>&nbsp;&raquo;. Les propri&eacute;taires sont-ils pr&ecirc;ts &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une garantie contre les impay&eacute;s et les d&eacute;gradations en &eacute;change du plafonnement du loyer et/ou de la s&eacute;lection du locataire par un tiers, notamment Action Logement&nbsp;? &nbsp;<br />Les r&eacute;sultats de l&rsquo;enqu&ecirc;te sont sans appel.<span style="color:#B22222;"><strong> Seul un bailleur sur dix est pr&ecirc;t &agrave; abandonner &agrave; la fois le choix de son locataire et le choix d&rsquo;un loyer libre.</strong></span><br />Au-del&agrave; du d&eacute;savantage financier d&rsquo;un tel dispositif global, les propri&eacute;taires semblent r&eacute;solument attach&eacute;s au caract&egrave;re <em>intuitu personae</em> du contrat de location. Comme &eacute;voqu&eacute; ci-dessus, l&rsquo;immense majorit&eacute; des propri&eacute;taires fondent leurs locations sur une relation de confiance.</p><p><strong>Fr&eacute;d&eacute;ric Zumbiehl&nbsp;&bull;</strong> Juriste&nbsp;UNPI</p><hr /><p><span style="font-size:10px;">(1) <a href="https://www.anil.org/etudes-securiser-location-impayes/">&laquo;&nbsp;S&eacute;curiser sa mise en location face au risque d&rsquo;impay&eacute;s (pratiques et app&eacute;tences des bailleurs ayant consult&eacute; une ADIL)&nbsp;&raquo;, Aline Abauzit, Maxime Chodorge, Cl&eacute;ment Pavard, ANIL, juin 2019</a><br />(2) Agence d&eacute;partementale d&#39;information sur le logement</span></p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=258" > <title>Un marché du logement actif en 2018</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=258</link><dc:date>2018-12-20</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h3><strong>Le march&eacute; du logement ancien analys&eacute; par les notaires montre une ann&eacute;e tr&egrave;s active en termes de volumes de vente.Les prix y sont encore en hausse mais en voie de stabilisation dans certaines r&eacute;gions. Les prix des logements &agrave; Bordeaux affichent une tr&egrave;s forte hausse.</strong>&nbsp;&nbsp;</h3><p>Le march&eacute; immobilier du logement a &eacute;t&eacute; actif en 2018.Selon les chiffres publi&eacute;s le 13 d&eacute;cembre par les notaires de France*, le volume des ventes a atteint 956 000 (oct. 2017- sept 2018) soit une hausse de +0,8 % par rapport &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode de l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente. Mais alors que l&rsquo;activit&eacute; progresse en province (+1,5 %), elle se contracte en Ile-de-France (-1,9 %).<br /><em>* Source : dossier de presse du 13 d&eacute;cembre 2018, base BIEN</em></p><h4><strong>Des prix en hausse</strong></h4><p>S&rsquo;agissant des prix, ils ont davantage progress&eacute; pour les appartements : de +3,4 % en un an (de sept. 2017 &agrave; sept. 2018). Mais la hausse est plus vive en Ile-de-France (+4,2 %) qu&rsquo;en province (+2,6 %). Pour les maisons, la hausse est plus limit&eacute;e : elle est estim&eacute;e &agrave; +2,6 % pour l&rsquo;ensemble de la France, mais contrairement aux appartements, les prix ont davantage augment&eacute; en province (+2,7 %) qu&rsquo;en &Icirc;le-de-France (+2,0 %).<br />La projection des prix en fonction des avant-contrats laisse pr&eacute;sager d&rsquo;une mod&eacute;ration de la hausse pour les prix des appartements (+0,7 % en 3 mois) et une tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;re d&eacute;crue pour les maisons (-0,2 % en 3 mois).</p><h4><strong>En province</strong></h4><p>La projection des prix &agrave; partir des avant-contrats permet d&rsquo;anticiper, pour les appartements, une stabilisation (+0,1 % en 3 mois) et, pour les maisons, un tr&egrave;s l&eacute;ger repli (-0,2 %).Les prix sont naturellement tr&egrave;s contrast&eacute;s d&rsquo;une ville &agrave; l&rsquo;autre ; Voici les prix des 10 villes les plus ch&egrave;res pour les maisons et pour les appartements.<br />La hausse des prix des appartements &agrave; Bordeaux est spectaculaire la hausse atteint 18,6 %. Elle est aussi tr&egrave;s vive &agrave; Lyon (+9,2 %) et, dans une moindre mesure &agrave; Rennes (+6,7 %). &Agrave; l&rsquo;inverse, quelques villes affichent des baisses de prix. C&rsquo;est le cas &agrave; Grenoble (-3,9 %) et aussi &agrave; Saint-&Eacute;tienne (-2,1 %) o&ugrave; les prix sont particuli&egrave;rement bas (860 &euro; le m2).<br />Pour les maisons anciennes, les hausses sont plus homog&egrave;nes. Quatre villes voient leur prix augmenter de plus de 5 %. C&rsquo;est le cas de Bordeaux (+7,3 %), de Rennes (+6,0 %), mais aussi de Reims (+5,3 %) et de Lyon (+5,1 %).</p><p style="text-align: center;"><img alt="" src="https://unpi.org/images/0822237001545323658.png" /></p><p style="text-align: center;"><b>Source :&nbsp;</b>base immobili&egrave;re des notaires de France. Prix de vente m&eacute;dian des agglom&eacute;rations (ville centre + banlieue).</p><h4><strong>En Ile-de-France</strong></h4><p>En r&eacute;gion parisienne, le volume des ventes de logements anciens est en l&eacute;ger repli (-2 % en variation annuelle) au 3e trimestre 2018, mais reste &agrave; un niveau &eacute;lev&eacute; avec 175 430 ventes annuelles.Les prix sont toujours orient&eacute;s &agrave; la hausse puisqu&rsquo;ils ont augment&eacute; en un an de +3,5 % au 3e trimestre 2018.<br />Les prix des appartements ont atteint de nouveaux records avec un prix moyen au m2 de 5 970 &euro;. (+4,2 % en un an) et devraient atteindre 6050 &euro; au 4e trimestre.<br />Quant aux maisons anciennes le niveau d&rsquo;activit&eacute; se stabilise &agrave; un haut niveau (-1 %) avec 55 700 ventes annuelles. Le prix moyen au 3e trimestre 2018 d&rsquo;une maison en Ile-de-France est de 312 800 &euro;, un prix qui a progress&eacute; en un an de +2,0 %.Le march&eacute; parisien se caract&eacute;rise par un ralentissement des volumes (-3 %) en un an et une poursuite de la hausse des prix (+6,2 %) en un an &agrave; 9 500 &euro; le m2.</p><h4><strong>Petite couronne</strong></h4><p>En petite couronne, l&rsquo;activit&eacute; reste &agrave; un haut niveau (-2 %), la Seine-Saint-Denis marquant un record de ventes d&rsquo;appartements (+9 %), contrastant avec celui des Hauts-de-Seine (-7 %).<br />Le march&eacute; des maisons est plus dynamique (+6 %) mais &eacute;galement contrast&eacute;s entre les Hauts de Seine (-1 %) et la Seine-Saint-Denis (+13 %).<br />Selon les indicateurs avanc&eacute;s, les prix des appartements anciens au 4e trimestre 2018 devraient augmenter en petite couronne de +6,1 %, notamment en Seine Saint-Denis (+8,2 %).Les prix des maisons devraient &eacute;galement augmenter de plus de 6 % en petite couronne (+6,6 %).</p><h4><strong>Grande couronne</strong></h4><p>En grande couronne, le march&eacute; des appartements est en progression (+2 % d&rsquo;activit&eacute;), l&rsquo;activit&eacute; y &eacute;tant soutenue par les Yvelines (+11 %) tandis que l&rsquo;Essonne se replie (-4 %).Pour les maisons,le march&eacute; est stable (+1 %), notamment dans le Val d&rsquo;Oise (0 %) et diminue un peu dans les Yvelines (-3 %).<br />Les notaires estiment que les prix des appartements devraient peu &eacute;voluer en grande couronne (+2,8 %) en un an. Ceux des maisons anciennes devraient stagner (+2,3 % en un an). Le d&eacute;partement le plus stable est la Seine et Marne (+0,6 %) et le plus dynamique est les Yvelines (+3,8 %).<br />Le prix moyen d&rsquo;une maison en petite couronne est de 379 300 &euro; et celui d&rsquo;un appartement de 4 750 &euro; le m2. En grande couronne ; est de 284 700 &euro; et le prix d&rsquo;un appartement de 3 040 le m2.</p><h5>Bertrand Desjuzeur</h5>]]></description></item><item rdf:about="https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=678" > <title>Reims : retour aux prix d’avant la crise</title> <link>https://www.unpi.org/index.php?c=102&amp;cc=678</link><dc:date>2018-12-01</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p><strong>Sous r&eacute;serve de modification l&eacute;gislative, r&eacute;glementaire ou jurisprudentielle.&nbsp;</strong></p><hr /><h2><img alt="Paris - UNPI" class="img_left" src="https://www.unpi.org/images/0600332001594133949.jpg" style="height: 451px; width: 300px;" />Apr&egrave;s dix ann&eacute;es de baisse ou de stagnation, les prix de l&rsquo;immobilier dans la plus grande ville de la Marne repartent &agrave; la hausse. Mais les maisons y restent abordables, tandis que son cadre de vie agr&eacute;able et sa proximit&eacute; avec Paris en font une m&eacute;tropole attractive pour les investisseurs.</h2><p>Longtemps surnomm&eacute;e &ldquo;la belle endormie&rdquo;, la 12<sup>e</sup> ville de France (184&nbsp;000 habitants) s&rsquo;est r&eacute;veill&eacute;e. Ce r&eacute;veil date approximativement de 2007, ann&eacute;e de la mise en service de la ligne &agrave; grande vitesse Est europ&eacute;enne, qui a de toute &eacute;vidence boost&eacute; l&rsquo;&eacute;conomie locale. En t&eacute;moigne la spectaculaire m&eacute;tamorphose des abords de la gare Champagne-Ardenne TGV &agrave; Bezannes, aux portes de la ville. Plant&eacute;e &agrave; l&rsquo;origine au milieu des champs, elle sert aujourd&rsquo;hui de porte d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; un vaste parc d&rsquo;affaires o&ugrave; se c&ocirc;toient b&acirc;timents r&eacute;sidentiels, si&egrave;ges sociaux, immeubles de bureaux et espaces verts, au milieu desquels tr&ocirc;ne un authentique golf&nbsp;! La plus grande clinique priv&eacute;e de France y a ouvert ses portes en mai dernier, avec l&rsquo;objectif affich&eacute; de capter une patient&egrave;le parisienne, signe manifeste de l&rsquo;attractivit&eacute; de cette vaste zone situ&eacute;e au sud-ouest de l&rsquo;agglom&eacute;ration r&eacute;moise, &agrave; 40 minutes de la gare de l&rsquo;Est en train. Irriguant le quart Nord-Est de la France, mais aussi la fa&ccedil;ade Ouest du pays via Rennes, Nantes et Bordeaux, la gare de Bezannes est la petite s&oelig;ur de la gare centrale de Reims, elle-m&ecirc;me desservie par le TGV depuis la capitale. La gare historique a &eacute;galement b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des retomb&eacute;es du train &agrave; grande vitesse, comme le montre l&rsquo;essor du quartier Clairmarais, situ&eacute; autour d&rsquo;elle, m&eacute;lange d&rsquo;activit&eacute;s tertiaires et d&rsquo;habitat neuf &agrave; quelques pas du centre-ville.</p><h3><strong>Les Franciliens et l&rsquo;effet TGV</strong></h3><p>Il y a donc bien eu un effet TGV, m&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; imm&eacute;diat. <em>&laquo;&nbsp;Son arriv&eacute;e a eu peu d&rsquo;impact dans un premier temps, m&ecirc;me si elle a permis de fixer la population qui partait travailler &agrave; Paris&nbsp;&raquo;</em>, estime M<sup>e</sup> Fran&ccedil;ois Gauthier, porte-parole de la chambre interd&eacute;partementale des notaires de la cour d&rsquo;appel de Reims, et &eacute;galement membre de l&rsquo;UNPI 51. Mais le notaire r&eacute;mois constate que d&eacute;sormais &nbsp;<em>&laquo;&nbsp;des Franciliens viennent s&rsquo;installer &agrave; Reims, sous l&rsquo;effet conjugu&eacute; du TGV et du t&eacute;l&eacute;travail&nbsp;&raquo;</em>. Ces 5&nbsp;% d&rsquo;acheteurs originaires de la r&eacute;gion parisienne ne sont peut-&ecirc;tre pas &eacute;trangers &agrave; la croissance d&eacute;mographique observ&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de la communaut&eacute; urbaine du Grand Reims&nbsp;: 0,5&nbsp;% d&rsquo;augmentation en moyenne par an entre 2010 et 2015, soit 6&nbsp;700 personnes suppl&eacute;mentaires. Cette augmentation de la population, coupl&eacute;e au regain d&rsquo;accessibilit&eacute; de l&rsquo;agglom&eacute;ration par le rail, n&rsquo;a pas laiss&eacute; insensible les promoteurs immobiliers, qui ont multipli&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es les op&eacute;rations d&rsquo;envergure. Derni&egrave;re en date, le projet de construction de 690 logements orchestr&eacute; par le groupe Quartus dans le secteur du pont de Vesle, sous les fen&ecirc;tres du centre des congr&egrave;s. Ce programme ambitieux devrait commencer &agrave; sortir de terre en 2019, pour une livraison en 2022.</p><h3><strong>Un march&eacute; de vendeurs</strong></h3><p>Les bailleurs sociaux r&eacute;mois, historiquement forts, ne sont pas en reste en mati&egrave;re de construction ou de r&eacute;novation. Reims poss&egrave;de en effet l&rsquo;un des parcs HLM les plus importants de France, avec environ 45&nbsp;% de logements sociaux. La contrepartie, <em>&laquo;&nbsp;ce sont des loyers un peu moins &eacute;lev&eacute;s qu&rsquo;ailleurs&nbsp;&raquo;</em>, comme le note le repr&eacute;sentant des notaires. Reims accueille par ailleurs une importante colonie estudiantine (30&nbsp;000 &eacute;tudiants), particuli&egrave;rement solvable s&rsquo;agissant des &eacute;l&egrave;ves scolaris&eacute;s dans les grandes &eacute;coles (Sciences Po, Neoma Business School), ce qui dope la demande en petites surfaces. Notamment aupr&egrave;s d&rsquo;investisseurs parisiens que Karine Hoyet, de l&rsquo;agence D&rsquo;Erlon Immobilier, dit attir&eacute;s par des <em>&laquo;&nbsp;produits coup de c&oelig;ur qu&rsquo;ils ne peuvent pas acheter dans la capitale&nbsp;&raquo;&nbsp;</em>: des immeubles de style haussmannien situ&eacute;s dans le &ldquo;triangle d&rsquo;or r&eacute;mois&rdquo; (Forum, Boulingrin, h&ocirc;tel de ville), l&agrave; o&ugrave; le m<sup>2</sup> peut atteindre 3&nbsp;500 euros dans l&rsquo;ancien et 6&nbsp;000 euros dans le neuf. Karine Hoyet estime au demeurant que les vendeurs sont <em>&laquo;&nbsp;en position de force&nbsp;&raquo;</em> sur le march&eacute; r&eacute;mois, au sens o&ugrave; un nombre &eacute;lev&eacute; d&rsquo;acqu&eacute;reurs se disputent un nombre limit&eacute; de biens. <em>&laquo;&nbsp;On peut tout &agrave; fait autofinancer une acquisition gr&acirc;ce aux loyers, car la rentabilit&eacute; locative atteint 7 ou 8&nbsp;%,</em> souligne celle-ci. <em>Je conseille donc d&rsquo;acheter plut&ocirc;t que de louer. Reims est une ville qui peut para&icirc;tre un peu ch&egrave;re, mais o&ugrave; l&rsquo;investissement est s&ucirc;r.&nbsp;&raquo;</em> Le tout donne <em>&laquo;&nbsp;un march&eacute; dynamique et fluide&nbsp;&raquo;</em>, qui se traduit par un nombre de transactions <em>&laquo;&nbsp;assez &eacute;lev&eacute;&nbsp;&raquo;</em>, dans des d&eacute;lais <em>&laquo;&nbsp;raisonnables&nbsp;&raquo;</em>, d&rsquo;apr&egrave;s le notaire Fran&ccedil;ois Gauthier.</p><h3><strong>Un PLU plus souple</strong></h3><p>Avec six sites class&eacute;s au patrimoine mondial de l&rsquo;humanit&eacute;, et bien que d&eacute;pourvu de secteur sauvegard&eacute; (une &eacute;tude est en cours pour d&eacute;finir son p&eacute;rim&egrave;tre), Reims poss&egrave;de un riche patrimoine architectural, tr&egrave;s impr&eacute;gn&eacute; d&rsquo;Art d&eacute;co. Et pour cause&nbsp;: ras&eacute; &agrave; 80&nbsp;% en 14-18, la sous-pr&eacute;fecture marnaise peut &ecirc;tre regard&eacute;e comme une ville datant de l&rsquo;entre-deux-guerres. Le plan local d&rsquo;urbanisme modifi&eacute; approuv&eacute; en 2016 a d&rsquo;ailleurs accru le nombre d&rsquo;immeubles d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t patrimonial &agrave; prot&eacute;ger&nbsp;: 330 aujourd&rsquo;hui. La ville subventionne leur ravalement (60&nbsp;000 &euro; vers&eacute;s en 2018 pour la r&eacute;novation des fa&ccedil;ades). Ce PLU autorise &agrave; construire un peu plus haut qu&rsquo;auparavant sur certaines avenues (avenue de Laon, avenue Jean-Jaur&egrave;s, etc.), dans un souci de coh&eacute;rence architecturale et d&rsquo;int&eacute;gration urbaine.</p><h3><strong>Modernisation &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre</strong></h3><p>Certaines art&egrave;res ont du reste chang&eacute; radicalement de visage depuis le retour du tramway en 2011, apr&egrave;s plus de soixante-dix ans d&rsquo;absence. Tout au long de ses onze kilom&egrave;tres de trac&eacute;, la voirie a &eacute;t&eacute; r&eacute;am&eacute;nag&eacute;e et reverdie. Une touche de modernit&eacute; accentu&eacute;e aujourd&rsquo;hui par le projet Reims Grand Centre, qui va doter la plus grande ville de l&rsquo;ex-Champagne-Ardenne d&rsquo;infrastructures de haut niveau&nbsp;: une salle &eacute;v&eacute;nementielle multifonction de 9&nbsp;000 places et un complexe aqualudique, en lieu et place d&rsquo;une friche ferroviaire situ&eacute;e en lisi&egrave;re du centre-ville et des halles du Boulingrin r&eacute;cemment restaur&eacute;es. Les Promenades, qui marquent la fronti&egrave;re entre le centre-ville et le quartier de la gare, vont &ecirc;tre &eacute;galement transform&eacute;es en mini-Central Park. La reconstruction du centre hospitalier universitaire constitue l&rsquo;autre pierre angulaire de rajeunissement de la ville.</p><div><h4 class="fond_gris"><strong>Le Grand Reims aide les futurs propri&eacute;taires</strong></h4><div class="fond_gris">Depuis 2015, la communaut&eacute; urbaine du Grand Reims (ex-Reims M&eacute;tropole) permet aux m&eacute;nages les plus modestes d&rsquo;acheter leur logement. Cette aide &agrave; l&rsquo;accession &agrave; la propri&eacute;t&eacute; prend la forme d&rsquo;une subvention pouvant aller jusqu&rsquo;&agrave; 7&nbsp;000 euros. Elle peut s&rsquo;accompagner d&rsquo;un pr&ecirc;t &agrave; taux z&eacute;ro sur quinze ans, la collectivit&eacute; prenant alors en charge les int&eacute;r&ecirc;ts d&rsquo;emprunt qu&rsquo;aurait d&ucirc; percevoir l&rsquo;&eacute;tablissement bancaire. Ces subventions sont vers&eacute;es directement &agrave; l&rsquo;op&eacute;rateur (le promoteur immobilier ou la banque), sous conditions de ressources pour le b&eacute;n&eacute;ficiaire. Des crit&egrave;res de prix (il doit &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; celui du march&eacute;), de surface et d&rsquo;&eacute;tiquette &eacute;nerg&eacute;tique s&rsquo;appliquent aux logements. Sont concern&eacute;s le neuf (individuel ou collectif) et la vente HLM. A fin septembre 2018, 410 m&eacute;nages avaient b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de ce coup de pouce financier, dont un tiers &acirc;g&eacute;s de moins de 30 ans. L&rsquo;objectif de ce dispositif, prolong&eacute; jusqu&rsquo;en 2020, est &agrave; la fois d&rsquo;augmenter le nombre de propri&eacute;taires, de favoriser la mixit&eacute; sociale, de r&eacute;tablir l&rsquo;&eacute;quilibre entre parc social et parc priv&eacute;, et de soutenir le secteur du b&acirc;timent en relan&ccedil;ant la production de logements.</div></div><div><p>&nbsp;</p><h3><strong>L&rsquo;hypercentre, quartier le plus cot&eacute;</strong></h3><p>L&rsquo;hypercentre est traditionnellement le secteur le plus cher et le plus recherch&eacute; de Reims, en raison notamment de la qualit&eacute; de son habitat. Le prix au m<sup>2</sup> m&eacute;dian y atteint 2&nbsp;500 &euro; pour un appartement ancien, soit pr&egrave;s du double du prix observ&eacute; &agrave; La Neuvillette, le quartier le moins valoris&eacute; de la ville (1&nbsp;330 &euro;/m<sup>2</sup>). Seuls deux autres secteurs de Reims &mdash; Saint-Andr&eacute; et Courlancy &mdash; franchissent la barre des 2&nbsp;000 &euro; sur ce segment de march&eacute; o&ugrave; Reims enregistre les trois quarts des transactions r&eacute;alis&eacute;es dans la Marne.</p><p>Selon le Groupe ADSN (Association pour le d&eacute;veloppement du service notarial), le prix de vente m&eacute;dian (entre le 1<sup>er</sup> juillet 2017 et le 30 juin 2018) s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 106&nbsp;900 &euro;, tous types d&rsquo;appartements confondus. Reims se situe &agrave; la 13<sup>e</sup> place des villes de 150&nbsp;000 habitants et plus quant au prix des appartements anciens, ce qui en fait une ville un peu &ldquo;moins ch&egrave;re&rdquo; que son classement d&eacute;mographique (12<sup>e</sup> ville de France). Un classement inchang&eacute; depuis 2007.</p><p>Sur le cr&eacute;neau des appartements neufs, le prix au m<sup>2</sup> m&eacute;dian selon le Groupe ADSN atteint 3&nbsp;420 &euro;, et le prix de vente m&eacute;dian s&rsquo;&eacute;tablit &agrave; 175&nbsp;300 &euro;. Quant aux maisons anciennes, leur prix m&eacute;dian &agrave; Reims culmine &agrave; 203&nbsp;000 &euro; d&rsquo;apr&egrave;s la chambre interd&eacute;partementale des notaires, soit une hausse de 4,9&nbsp;% sur un an, ou &agrave; 206&nbsp;700 &euro; selon le Groupe ADSN.</p></div><p>&nbsp;</p><h2><strong>Entretien avec Jo&euml;l P&eacute;rignon, pr&eacute;sident de l&rsquo;UNPI 51 </strong></h2><h3><strong>Comment l&rsquo;immobilier se porte-t-il &agrave; Reims&nbsp;?</strong></h3><p><img alt="Joël Pérignon - UNPI" class="img_left" src="https://www.unpi.org/images/0486732001594133589.jpg" style="width: 265px; height: 150px;" />L&rsquo;immobilier se porte bien. C&rsquo;est un march&eacute; dynamique, surtout en comparaison de Ch&acirc;lons-en-Champagne, la pr&eacute;fecture du d&eacute;partement de la Marne. En t&eacute;moigne le nombre de grues que l&rsquo;on peut voir en ville. Il n&rsquo;y avait pas eu autant de promotion immobili&egrave;re depuis 2006-2007. C&rsquo;est li&eacute; &agrave; la conjoncture, mais aussi &agrave; l&rsquo;histoire&nbsp;: on ne compte que 33&nbsp;% de propri&eacute;taires &agrave; Reims, contre 58&nbsp;% en moyenne au niveau national, &agrave; cause de la forte pr&eacute;sence de logements sociaux. On assiste donc peut-&ecirc;tre &agrave; un effet de rattrapage.</p><h3><strong>Le Salon de l&rsquo;immobilier organis&eacute; tous les ans par le journal L&rsquo;Union et sa r&eacute;gie publicitaire sont-ils le reflet de ce dynamisme local&nbsp;?</strong></h3><p>C&rsquo;est vrai que l&rsquo;on y rencontre beaucoup d&rsquo;investisseurs et de promoteurs. Je pense que les vignerons champenois ne sont pas &eacute;trangers &agrave; ce ph&eacute;nom&egrave;ne, en particulier les ann&eacute;es de bonne r&eacute;colte. On voit aussi arriver des investisseurs parisiens. Si le centre-ville est autant demand&eacute;, c&rsquo;est aussi parce que la gare est situ&eacute;e &agrave; proximit&eacute; de celui-ci. Reims est globalement une ville attractive, &agrave; trois quarts d&rsquo;heure de Paris en TGV.</p><h3><strong>Diriez-vous que Reims est un bon plan pour les investisseurs&nbsp;?</strong></h3><p>Oui, car les prix y sont encore relativement bas compar&eacute; &agrave; d&rsquo;autres villes. La ville est bien desservie par la route et le rail, le cadre de vie est agr&eacute;able. Beaucoup de friches industrielles ou militaires sont reconquises par l&rsquo;habitat, et il y a beaucoup d&rsquo;appartements neufs. Mais l&rsquo;ancien, certes de moins bonne qualit&eacute;, a encore une carte &agrave; jouer, &agrave; condition d&rsquo;entreprendre des travaux pour r&eacute;nover les logements. Il reste de bonnes affaires &agrave; faire, d&rsquo;autant que le parc bailleur est d&eacute;tenu en grande partie par des personnes qui prennent de l&rsquo;&acirc;ge. Je conclurai en disant que sur le long terme Reims est un bon investissement, dans le neuf ou bien dans l&rsquo;ancien &agrave; r&eacute;nover.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Entretien avec Catherine Vautrin, pr&eacute;sidente de Reims M&eacute;tropole</strong></p><p><strong><em>Fr&eacute;d&eacute;ric Marais</em></strong></p><p><strong>Source :&nbsp;</strong>25 millions de propri&eacute;taires&nbsp;&bull; N&deg;d&eacute;cembre 2018</p><hr /><p style="text-align: center;"><a class="bout_rouge" href="https://unpi.org/fr/4/5/revue-25-millions.html" target="_blank">Abonnez-vous au&nbsp;magazine<br />25 Millions de Propri&eacute;taires</a></p><h3>Pour :</h3><ul>	<li>G&eacute;rer au mieux votre patrimoine ;</li>	<li>Prot&eacute;ger vos int&eacute;r&ecirc;ts priv&eacute;s ; &nbsp;</li>	<li>B&eacute;n&eacute;ficier de conseils pratiques</li></ul>]]></description></item></rdf:RDF>