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L’investisseur immobilier, un acteur essentiel de l’offre de logement

La tribune libre donne la parole à Alexandra François-Cuxac

L’investisseur immobilier, un acteur essentiel de l’offre de logement

25 Millions de propriétaires donne la parole à des responsables politiques ou issus de la société civile. Ce mois-ci, Alexandra François-Cuxac, présidente de la Fédération des Promoteurs Immobiliers de France, s’exprime. Réagissez et écrivez-nous sur les réseaux sociaux @UNPI_FR @unpinationale #proprios.

Pour relever le défi de la pénurie de logements dans les villes dynamiques, toutes les réponses sont les bienvenues, à chaque étape du parcours : logement locatif social, intermédiaire et libre, logement en accession sociale et en accession libre etc.

Sur le marché locatif, la tendance est clairement au « big is beautiful ». Nous assistons à la montée en puissance de nouvelles foncières, en particulier sur le logement intermédiaire, appuyées sur la Caisse des dépôts ou Action logement. D’autres investisseurs institutionnels viendront sans doute s’y agréger, car la baisse des taux d’intérêt, l’abondance des liquidités et la nécessité de diversifier les risques et les classes d’actifs les poussent à réinvestir le domaine du logement.

Cette massification de la gestion locative par de grands acteurs a ses vertus : elle réduit l’impact du risque d’impayé, elle facilite la réalisation de travaux et la diffusion de l’innovation, elle permet la fourniture de nouveaux services etc.

Pour autant, même en croissance, la place des investisseurs institutionnels reste limitée et ne permettra pas seule – en tout cas à brève échéance – de répondre à des besoins en logements intermédiaires qui restent massifs.

Les investisseurs particuliers ont donc encore toute leur place sur ce marché. Souvenons-nous qu’en 2017, les promoteurs privés ont vendu près de 60 000 logements neufs à des investisseurs, principalement sous le régime de la réduction d’impôt Pinel et dans les métropoles, contribuant ainsi au renouvellement de la ville sur elle-même et à son attractivité.

Le Gouvernement nous a donné quatre ans de visibilité en prolongeant cette réduction d’impôts jusqu’en 2021, et cette décision est bienvenue. Mais force est de constater que si un « après-Pinel » il doit y avoir, aucune réflexion n’a encore été lancée sur son contenu.

J’ai la conviction que la solution est à rechercher dans une profonde réforme de la fiscalité de l’immobilier. La réduction d’impôt est d’abord la conséquence d’un dysfonctionnement du marché locatif : c’est parce que l’investisseur est durement taxé à tous les stades (acquisition, détention, cession, transmission) qu’il faut, paradoxalement, un « avantage » fiscal pour lui redonner de la rentabilité.

Remettons tout cela à plat et reconnaissons au bailleur privé sa pleine qualité d’acteur économique !

Alexandra François-Cuxac
Présidente de la Fédération des Promoteurs Immobiliers de France